J'arrive enfin à prendre un peu de temps pour de jolis tours dans mon coin qui n'en manque pas, avec moult itinéraires possibles sur une petite superficie.
Hier m'est venue l'idée d'aller visiter un couple d'amis en alpage vraiment pas loin, sur un étonnant petit bout de montagne cyclable quasiment jusqu'à la cabane.
J'ai en plus voulu tester un itinéraire de retour plus "direct" passant par un sentier pédestre bien pentu.
Pour l'aller, j'avais réussi à trouver la compagnie de deux jeunes cyclo-cyclotes, I. et T. : la journée s'annonçait splendide !

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Je suis parti matin (pour moi !), devant retrouver les jeunes à une douzaine de kilomètres de chez moi.

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A 7h nous prenions le café au bistrot tous trois et enfourchions nos montures. Je les avais (facilement) convaincus de ne pas passer par la nationale mais d'emprunter une route forestière au pied du Mont Aiguille. Cela nous rajoutait un petit col sur piste, mais nous évitait le trafic intense de cet axe Grenoble-Sisteron. Et puis je devais vérifier si cette piste était praticable avec des pneus de 28 pour Angstrom, et justement T. avait une sorte de gravel... monté avec des pneus de 25 renforcés !
Dès le début I., qui n'était pas particulièrement cyclote mais particulièrement sportive, nous devançait. Comme le vélo qu'elle avait emprunté était motorisé, autant dire que lorsqu'elle allait l'allumer pour les pourcentages les plus difficile nous allions rester loin derrière...

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Belle matinée, toujours à l'ombre au pied du Mont Aiguille en pleine lumière, belle montée "gravel" aussi, assez courte mais des pourcentages sympas, souvent vers 9 ou 10 ! Et surtout, moi qui me croyais un grimpeur passable, je me retrouve derrière, à me cramer en essayant vaguement de suivre le rythme de mes comparses. A ma décharge, mon vélo est de loin le plus lourd (j'ai pris mon mi-lourd, mon Chamalow gravélisé en prévisions des descentes sur pistes), j'ai 15 ans de plus au moins, et j'ai fait trois nuits d'insomnies dans les 10 derniers jours ! Mais bon, surtout, je ne grimpe pas si bien !

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Par contre, ma bicyclette devient un atout dans la descente, je suis le mieux équipé pour une route forestière, et moi qui me croyais un piètre descendeur, je me retrouve loin devant.

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Nous arrivons au pied du col de l'Allimas, une bien belle montée, peu de voitures, toujours assez peu de soleil direct, un vrai plaisir, malgré des pourcentages aussi assez costaud. Mais la montée est courte et je rejoints les jeunes au sommet qui discutent vélo et matériel avec un ancien qui a visiblement beaucoup plus pratiqué la bicyclette que nous trois réunis. J'en profite pour me renseigner sur une piste que j'avais repérée sur la carte qui suivait les courbes de niveau et nous éviter 150 m de dénivelée de descente sur Gresse dont nous n'avions rien à faire - et autant de remontée.
Nous ayant confirmé qu'il y était même passé en vélo de route nous l'avons empruntée, une belle piste visiblement très empruntée par les 4*4 et les véhicules agricoles, assez enherbée mais d'une herbe dense et rase, en faux plat descendant, autant dire un vrai plaisir, toujours à l'ombre, jusqu'au hameau d'Uclaire. Et là, là les choses sérieuses commencent vraiment.
ça monte. ça monte tout le temps, et rapidement le soleil est là, implacable, sans espoir d'un virage un peu plus à l'ombre.
Non seulement ça monte, raide, mais arrive le moment où il y a 400m de trajet à plus de 15%. Régulier, hein.
C'est court, mais j'ai failli mettre pied à terre.
On arrive alors rapidement au parking voiture, où restent les reliques de l'ancien téléphérique à lait, qui descendait le lait des alpage aux fromageries de la vallée, où une pause s'impose, et heureusement que T. a un bon morceau de morbier car je n'ai plus de réserve et je ne peux plus avaler de sucré !

- On aperçois le MontAiguille, puis le Grand Veymond et Gresse en contrebas des falaises Est du plateau du Vercors
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Nous repartons, finissons la route asphaltée, I. et T. laissent leurs vélos et continuent à pieds 10 min vers la cabane. Pour ma part j'essaie de prendre la piste 4*4, glisse, tombe, pousse mon vélo et fini par l'abandonner sur le bas côté pour finir à pieds.

- vue vers le nord, et la petite dépression vers laquelle je vais me jeter tout à lheure
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Je suis vidé, mais un bon gratin de crozet nous attend, et, tandis que les jeunes repartent bosser rapidement, je me permets une sieste et du temps avec les amis avant de repartir, un peu requinqué.

- Où l'on voit le Trièves, avec les sommets du Devoluy en fond, et plus lointain, sur la partie gauche, les Ecrins
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Je décide donc de descendre par un sentier qui s'avère être indiqué pour les VTT. Hé bien soit, après quelque passage étroit, longeant le vide et la clôture électrifiée, je me me dis "pourquoi pas sur le vélo après tout ?", enfourche Chamalow et m'arrête presque aussitôt.
C'est trop raide, trop caillouteux, puis par la suite trop raide, trop glissant. Alors avec un VTT de descente bien équipé et une habitude et une connaissance du terrain pourquoi pas, mais là, non merci très peu pour moi.

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Je continue donc en poussant la bici (ou plutôt en la retenant en freinant), croise 5 mobylettes électriques chevauchées de robocops qui montent, et parvient bon an mal an à rattraper une piste forestière au bout d'une demie heure de descente casse genoux. Ouf.

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La descente, quoique plus merdique que celle de la piste forestière de Trézanne, reste très agréable, et je rejoins rapidement le rond point de la sortie d'autoroute, et m'engouffre rapidement sur la route qui descend sur le pont Brion qui enjambe les eaux turquoises de l'Ebron.
Pas de photo, il en existe des centaines de milliers, et surtout c'est magnifique l'automne.
Bref.
Après la descente dans les gorges la remontée vers le col de Cornillon, guère difficile, régulière mais qui me paraît lonnnnngue ! Je commence à en avoir plein les pattes, les voitures sont un peu plus nombreuses, mais je suis heureux de cette jolie balade assez intense, 62 km, quasi 1800m de d+, pour environ 5h de selle ou de poussage de vélo.