vieuxjim a écrit : ven. 25 mars 2022 21:36
vaber a écrit : jeu. 24 mars 2022 21:41
C'est une impression où bien on vois de plus en plus de chemins de terre sur les photos
Salut Phil, ton impression est fondée : nous sommes de plus en plus nombreux à re-prendre conscience de l'existence de ces chemins qu'on croyait réservés au VTT. Les plus anciens se souviennent des pionniers du cyclotourisme et de leurs bicyclettes randonneuses, capables de rouler sur tous types de chaussées y compris les chemins muletiers.
L'insécurité grandissante des routes goudronnées fait réfléchir et mis à part quelques vélos ultra sophistiqués, n'importe quelle bécane permet de s'aventurer sans risques mécaniques sur les itinéraires un peu chaotiques. Certes, la moyenne horaire ne sort pas grandie de ce genre de virée "tous chemins " , mais c'est une autre façon de rouler, et qui n'est pas nouvelle !
Je crois qu'il y a plusieurs facteurs:
1) La recherche de la variété (et si possible la découverte). A moins d'augmenter le rayon d'action, le seul moyen de découvrir est de passer à un maillage plus fin de l'espace proche de chez soi. Les belles routes goudronnées mais pas trop passantes, on finit par bien les connaître. Je me souviens avoir roulé pendant le premier confinement en prenant des libertés avec le rayon du kilomètre, mais j'avais découvert des chemins à l'abri des regards et ça m'avait beaucoup plu. Il y a une certaine satisfaction à se dire qu'on découvre des choses proches de chez soi
2) La lassitude de la comptabilité. De tous temps, les cyclos (et pas que les cyclosportifs) ont aimé comptabiliser leurs sorties en distance et en D+. Je pense que nous sommes nombreux à passer à autre chose. Donc on s'en fout de savoir si on roule 40, 50 ou 120 km. Ce qui compte c'est le plaisir d'être dehors et de découvrir.
3) La circulation. J'ai acheté mon premier VTT en 1987 car je voulais fuir les voitures, quand j'habitais en région parisienne en roulant en forêt autour de chez moi plutôt que sur les routes. En découvrant cela, j'ai vite été fan de la recherche de tout moyen de rouler hors bitume. C'était une sorte de jeu. Désormais, je suis entre les 2. Je recherche avant tout les petites routes et chemins, avec peu de circulation et surtout une petite largeur de route. J'ai remarqué que mon plaisir de rouler est lié à la largeur de la route. J'utilise les chemins voire les sentiers lorsqu'ils me permettent de faire des jonctions avec d'autres petites routes. J'ai passé le stade d'éviter le bitume comme objectif, mais j'abhorre les grandes routes. C'est vrai que l'aspect sécurité est présent dans mon esprit, mais là c'est surtout l'air ambiant qui joue: on parle tellement de la sécurité qu'on finit pas se sentir en danger partout. Ma vraie motivation d'éviter les grandes routes est tout simplement d'être peinard, de pouvoir rouler de front avec mon compagnon ou ma compagne de sortie, d'entendre des oiseaux, de pouvoir m'arrêter sur le champ pour observer un insecte qui traverse la route, héler le paysan dans son potager et le cas échéant lui parler, etc.