Bon Charles, c'est bien, tu te remets !
Tes photos ont de belles couleurs. En ce moment, sur les Hautes-Alpes, la grisaille empêche de valoriser les couleurs d'automne !...Enfin, il ne pleut pas, c'est déjà çà.
De plus, tu as la chance d'avoir des trains qui fonctionnent; ce n'est pas le cas par chez nous car des travaux importants sont entrepris sur la voie et donc...cars et pas de train, donc trop compliqué pour faire des transferts. J'ai constaté d'autre part que ce n'est pas mieux ailleurs car, par exemple, le petit train de Nice qui passe par Tende et va sur Cuneo est fermé aussi, ce qui ne m'arrange pas pour mes projets à court terme pour avoir une solution de repli...je vais devoir prendre le risque et supposer que tout va bien se passer !!
De plus, avec la SNCF, lorsque les travaux sont finis...soit c'est la panne soit c'est la grève...
Aujourd'hui : sortie de "mise au point" du vélo-voyage.....
Circuit Col du Montgenèvre, Aller/Retour au fond de la Vallée-Etroite et rentrée par le Col de l'Echelle.
Je procède à une dernière mise au point du matériel "Vélo-Sacoches" en perspective de mon périple de la semaine prochaine...
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Etant donné qu'il y aura , entre autres, un col à franchir avec les sacoches sur une raide piste en terre (Col de Tende, versant Français) j'ai monté des pneus mixtes en 26"x1,95.
Je calcule donc un parcours, pour aujourd'hui, où il y aura aussi une portion terre et je mets aussi les sacoches...
Départ au dessus de Briançon, du village de La Vachette, au carrefour des routes de la Vallée de Névache et du Col du Montgenèvre. C'est par celui-ci que je commencerai la journée.
La météo s'annonce grise mais sans pluie, alors je me lance...
La montée est relativement aisée et surtout sans camions ! Les pneumatiques sont bluffantes : confortables, bien roulantes sur macadam, gonflées à 5 kilogs. La condition physique semble être totalement revenue : j'en suis quitte pour suivre mon traitement anticoagulant sérieusement pendant 6 mois....Je me permettrai même de suivre des cyclistes équipés course sans difficulté...il y a quelques jours, il aurait fallu qu'ils soient cul de jatte pour que je puisse les rejoindre...
Je passe donc le Montgenèvre allègrement, les Douaniers vérifient ma binette, histoire de s'assurer que je ne sois pas un migrant déboussolé qui ferait son itinéraire en sens inverse...des fois qu'il aie la nostalgie d'un retour vers l'Afrique, ou l'Afganistan...
La descente Italienne est maintenant bien sécurisée pour le Cyclo car les autos évitent Clavière par un premier tunnel, puis un second après laissant l'ancienne route exclusivement aux cyclistes et très bien entretenue, même dans les anciennes galeries.
Au sujet de cette descente, je ferai une parenthèse impertinente :
Regardez bien les photos et dites moi par où aurait bien pu passer Hannibal avec ses éléphants, à une époque où ces galeries n'existaient pas ?
La loufoquerie des historiens est parfois déconcertante et je me félicite parfois de ne pas avoir toujours bien appris mes leçons d'histoire à l'école
Dans la descente, passé Cesanna, un coup d'oeil sur la gauche montre l'imposante muraille du Mont Chaberton qui culmine à 3100 mètres d'altitude, et où ses sinistres tourelles qui visaient Briançon sont toujours bien présentes...
La route file confortablement jusqu'à Oulx, ville joliment pavée pour le parfait inconfort du Cyclo qui ne parcourt pas Paris-Roubaix tous les Dimanches...heureusement je suis en mode "Gravel"...
A l'approche de Bardonnechia, je sors mon casse-croûte que je mangerai sur un banc face à la montagne, la voie ferrée et l'autoroute....bon, allez, j'étais bien quand-même...
C'est incroyable le nombre de trains (voyageurs et marchandises) qui sont passés durant la vingtaine de minutes de pause. Les Italiens semblent mieux savoir (pouvoir !!) utiliser le train que nous....
Bardonnechia : cette petite ville, station de ski réputée, semble avoir perdu de sa superbe depuis les J.O. de Turin 2006. Elle avait, auparavant, un air plus aristocratique...
Bon, en tout cas, malgré tous les travaux qui ont pu être déployés...la pente du Col de l'Echelle ne s'est pas radoucie !
On rentre à nouveau en France, passé le hameau du Mélezet, où une borne notifie bien le redécoupage des frontières au traité de 1947, attribuant à la France la sympathique "Vallée-Etroite"...ainsi que le mystérieux Fort du Chaberton...
Je ferai le détour en grimpette jusqu'au bout de la route au hameau "Valle Stretta" qui a gardé ce nom, car malgré tout, ce sont toujours les Italiens qui l'habitent...il fait quand-même partie de la Commune de Névache, de l'autre côté du Col de l'Echelle
Surprise pour le fond de vallée : elle a été goudronnée jusqu'au bout, et je n'ai pu expérimenter mes pneus mixtes...nous verrons bien !
Un petit coup d'œil sur le Mont Thabor dont nous parlions il y a quelques jours. On peut apercevoir sa petite chapelle proche du sommet qui culmine aussi à 3100 mètres d'altitude. Celui-ci, j'aime bien aller lui rendre visite au moment du ski de printemps...après une bonne polenta au Refuge Tre Alpini

...ou bien à son voisin "Re Maggi". Les deux sont excellents !
Redescente jusqu'à l'attaque du Col de l'Echelle, puis à nouveau grimpette jusqu'au col pour atteindre un total de 1600 mètres de dénivellation en 80 kilomètres parcourus à l'arrivée à La Vachette.
Dommage, le ciel était gris et les couleurs d'automne étaient mal au rendez-vous. Mais, me voilà rassuré, la condition physique est bien de retour...je vais être sage !