Salut,
Temps doux et sec dans le sud, je me lance pour ma première sortie de l'année. Entraînement original : onze heures de home-trainer et 27 kms de Vtt mais j'ai confiance. Peut-être un peu trop car je prévois un circuit de 285 kms.
Finallement, ce sera un peu moins : [url]http://michelarn60.free.fr/Site/2026/260224/CarteRaid.php[/url]
En février, je me penche sur la préparation du vélo pour la saison. La transmission a plus de trois ans et n'est plus fiable. La roue libre est mal étagée avec un passage sans transition de 24 à 34 dents. Tentative pour la dévisser. Le bon outil bloqué dans un étau, un peu de dégripant, et quatre mains de deux costauds (dans le bon sens, bien entendu). Choc thermique au décapeur. Rien à faire. Je roule depuis trois ans avec un axe plein et trop court, ayant cassé l'axe creux d'origine.
C'est un signe. Je décide de repartir sur du neuf et du moderne. Roue, cassette 8v, dérailleur, pédalier, manettes de freins et de vitesses, chaine et boitier de pédalier pour ajuster la ligne de chaine. Beaucoup d'essais et de réglages. Les deux derniers pignons vont me faciliter la montagne avec un écart de 28 à 34 dents.
Au tour de la remorque. Suite à quelques transports de bois de chauffage en octobre (35 kgs de charge), j'ai exagéré et il y a du dégât.
Je répare l'articulation. Je suis obligé de changer la boîte plastique et refaire une nouvelle fixation au chassis.
Dernier test la veille au soir du départ. C'est bon.
Départ de la maison vers 7h30. Autour de 8 degrés. Un peu frais pour des jambes nues mais c'est la première fois que je roule avec des sur-chaussures. C'est gérable. Dès le premier kilomètre, je paume le couvercle de la boîte suite aux trépidations des chaussées pourries autour de chez nous. Cela se produira une dizaine de fois sur les deux jours, sans faire de dégâts et sans rien perdre mais je serai obligé de surveiller la présence du couvercle dans le rétro assez souvent.
Première pause à 25 kms. Pas de mauvaises surprises, les jambes répondent bien et la transmission est bien stable. Elle avait besoin d'un petit rodage.
Direction le massif des Maures en passant par le plateau de Siou-Blanc. C'est une piste DFCI goudronnée très peu fréquentée qui chemine parmi les nombreux avens, gouffres et lapiaz. Plus grosse concentration de cavités de la région et paradis des spéléos. On l'appelle plateau mais il y a pas mal de bosses assez cruelles quand on est chargé. Le soleil sort et c'est en t-shirt que je m'arrête vers midi pour me sustenter. Seule et unique utilisation du siège sur cette bambée. Je pense qu'il ne m'est pas indispensable et que je le laisserai à la maison la prochaine fois.
Descente dans la plaine et retour dans la circulation à Solliès. Petits chemins tranquilles bordés de figuiers pour rejoindre Pierrefeu. Je rempli mes gourdes. Faux plat montant vers Collobrières. 15h00, goûter au pied du col du Babaou et j'ai parcourru 93 kms. Le temps a changé et suite à des entrées maritimes qui étaient prévues, tous les sommets des Maures sont dans les nuages. Montée au col facile et agréable. J'avais prévu de rejoindre le col du Canadel par les crêtes mais je suis légèrement en retard sur mes prévisions et ça ne m'enchante pas de rouler dans le brouillard. Je décide donc de rejoindre la véloroute V65 du littoral à Bormes les mimosas (dont pas mal sont encore en fleurs).
Je connais les lieux et me méfie. Trop de touristes avec des chiens. Par chance, avec un temps gris de fin d'après-midi, la voie est libre. Parcourue il y a une dizaine d'années, la piste a été bien améliorée.
Au Rayol-Canadel, le goudron disparait mais le sol est bien roulant dans l'ensemble, jusqu'à une barrière et une signalisation qui interdit la suite sans proposer d'alternative. Habituellement discipliné, je continue quand même. Simple précaution administrative, cette ancienne voie ferrée en tranchée dont les talus n'ont pas été purgés, peuvent éventuellement délivrer quelques cailloux. La zone neutralisée ne fait que 100 mètres et j'ai bien fait de passer.
Très long tunnel bien éclairé pour rejoindre le bitume et le lieu que j'avais repéré pour passer la nuit à l'entrée de Cavalaire.
Il est 18h30 et j'ai parcouru 131 kms. Pas du tout fatigué. Je monte ma tente dans un très grand pré bordé de mimosas et de genêts déjà en fleurs. Je vais être accompagné par une dizaine d'ânes parqués dans un enclos électrifié. Il fait froid dehors, je revêts mon pyjama de bivouac et mange assis à l'intérieur de la tente. Vers 20h00, je me glisse dans le duvet et m'endors rapidement.
Très bonne nuit avec seulement deux braiements. Par contre, proximité d'une zone artisanale et d'une route très bruyante à partir de 5h00.
Lever à 7h00 avec le jour. Temps couvert mais sec et doux. Je plie la tente sèche et me mets en route vers 8h00. Petite erreur d'itinéraire dans Cavalaire que je rectifie avec un coup de gps. Montée à la Croix-valmer par un itineraire partagé qui traverse une forêt de mimosas. Plein d'eau dans des toilettes et direction Grimaud. Magnifique piste en béton dans des sous-bois qui n'existait pas il y a dix ans. Je quitte la V65 pour rejoindre directement Cogolin. J'avais bien vu une bosse mais pas sa raideur. Très court et violent, je peux tester mon 22/34 dans du 14%. La remorque tire sur la selle et la roue avant décolle si je ne me penche pas vers l'avant. Traversée de Cogolin et je rejoins la route de Collobrières qui traverse le massif par des petits chemins très calmes. Pause collation à mi-chemin du col. Pas encore vu le soleil depuis hier. Passage des trois cols et descente jusqu'à Collobrières.
Depuis hier, je prends mon temps. Je réalise soudain qu'en étant à midi à Collobrières, je risque de rentrer de nuit à la maison si je continue à le prendre trop cool. Mes nombreuses pauses photos m'obligent à enlever les gants, les remettre, placer la remorque sur béquille etc... et me font perdre un temps fou.
Je comptais rentrer par le sommet de ND des anges et par la Ste Baume mais c'est foutu. Je rentre au plus court.
Je passe en sur-multiplié. Pause repas express de 20 minutes au bord d'un étang. Seconde courte pause à Solliès, le plein d'eau à Belgentier et goûter à Signes.
J'ai rattrapé mon retard et j'ai retrouvé le soleil. Dernière pause pour me couvrir au Grand Caunet et aborder la longue descente à l'ombre. Je rejoins la civilisation, la circulation et la pollution. Je me faufile entre les voiture à l'arrêt pour traverser la Zone artisanale des Paluds, puis le centre d'Aubagne et retour à la maison vers 17h45 avec une bonne marge.
Pas fatigué, comme quoi, le home-trainer ça décrasse. Encore trop porté de nourriture, la prochaine fois, promis, je prévois des rations.
Pas porté de pantalon long et j'ai eu froid. Je me suis fié aux souvenirs de ma virée dans les Maures il y a 5 ans mais il a fait nettement plus froid cette année.
Révision complète de la remorque et du vélo pour pouvoir repartir en mars. Je suis content de la nouvelle transmission mais j'ai détecté quelques jeux parasites qui font osciller la remorque à grande vitesse.
Première virée dans les Maures.
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Ray_Mee
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Re: Première virée dans les Maures.
très bel itinéraire, bravo et randonnée réussie.
J'ai parcouru à pied un bon bout de ces chemins l'hiver, les locaux me disaient que l'été du fait du danger d'incendie certains sont fermés, cela reste-t-il vrai ?
J'ai parcouru à pied un bon bout de ces chemins l'hiver, les locaux me disaient que l'été du fait du danger d'incendie certains sont fermés, cela reste-t-il vrai ?
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Michelarn
Topic author - Membre actif

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Re: Première virée dans les Maures.
Bonsoir,
Dans le Var et dans les Bouches du Rhône les autorisations de pénétrer dans les massifs sont adaptés en fonction des risques d'incendie par les préfectures. Dans les années 80, j'ai connu l'époque ou l'accès aux calanques était interdit de mi-juin à mi-septembre, quelles que soient les conditions. Depuis, les interdictions sont appliquées intelligemment.
Par contre, chaque maire à le pouvoir de durcir les conditions d'accès dans les massifs de sa commune en aggravant les mesures préfectorales. Certain exagèrent.
Je crois que Sioux Blanc fais l'objet d'un arrêté municipal qui interdit la piste DFCI de Juin à Septembre. Pas mal de complications dans les Maures aussi où la piste du Mont Vinaigre fait l'objet d'une interdiction pour les vélo et les piéton de 22h00 à 6h00.
Bref, difficile de s'y retrouver. En 2022, j'avais fait la super randonnée de Port la montagne et je m'étais rendu compte de la complication des réglementations.
Dans le Var et dans les Bouches du Rhône les autorisations de pénétrer dans les massifs sont adaptés en fonction des risques d'incendie par les préfectures. Dans les années 80, j'ai connu l'époque ou l'accès aux calanques était interdit de mi-juin à mi-septembre, quelles que soient les conditions. Depuis, les interdictions sont appliquées intelligemment.
Par contre, chaque maire à le pouvoir de durcir les conditions d'accès dans les massifs de sa commune en aggravant les mesures préfectorales. Certain exagèrent.
Je crois que Sioux Blanc fais l'objet d'un arrêté municipal qui interdit la piste DFCI de Juin à Septembre. Pas mal de complications dans les Maures aussi où la piste du Mont Vinaigre fait l'objet d'une interdiction pour les vélo et les piéton de 22h00 à 6h00.
Bref, difficile de s'y retrouver. En 2022, j'avais fait la super randonnée de Port la montagne et je m'étais rendu compte de la complication des réglementations.
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Beuzeville 130
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Re: Première virée dans les Maures.
Merci de réveiller ce forum en grand léthargie Michelarn.
A cette saison il faut oser...
Bravo à toi
A cette saison il faut oser...
Bravo à toi
Re: Première virée dans les Maures.
Jolie sortie surtout pour la saison.
J’ai l’impression que le cycliste était plus prêt que le vélo/remorque
et en tout cas il est plaisant de voir quelqu’un borner sur un vélo simple et efficace dans une si belle région.
Bien a vous
J’ai l’impression que le cycliste était plus prêt que le vélo/remorque
Bien a vous
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