Oui, en effet, c'est une super opération de pouvoir monter dans le calme (et de jour). Tu as eu du très beau temps, en plus.

Chapeau quand même car la montée par Malaucène avec la remorque, c'est pas du gâteau. Il y a des passages bien raides, si je me souviens bien (j'ai fait en voiture)
En juillet 2020, j'avais aussi recherché à le gravir à l'écart de la foule. Je m'y suis pris différemment : départ de la gare d'Avignon peu après 20h, rejointe après le boulot; passage à Bédoin à la nuit tombée (23h); j'ai continué de grimper dans la nuit noire (sans phare) dans la forêt jusqu'à minuit (personne sur la route). Courte nuit de bivouac et réveil vers 4h30 pour reprendre la montée dans la nuit puis l'aube et enfin arriver vers 7h. Le soleil était déjà levé donc j'ai un peu loupé mon objectif de voir le soleil se lever depuis le sommet mais 1) il y avait une brume à l'horizon qui l'aurait masqué mais surtout, 2) j'étais littéralement seul la-haut pendant une demi-douzaine de minutes. Avant qu'un traileur ne me rejoigne. En raison des travaux de réaménagement du site, l'accès en voiture au sommet n'était pas autorisé au-delà du col des tempêtes. Ça a, je pense, contribué à me permettre de vivre ce moment unique : seul au sommet du mont Ventoux en juillet (j'ai d'ailleurs vu plein d'animaux notamment des chamois dans le pierrier au-dessus du col des Tempêtes).
Je suis redescendu comme toi par Sault. Il était dans les 8 h et je n'avais pas encore trop de monde. Je suis rentré par les gorges de la Nesque et là, le monde commençait à arriver.
Le propriétaire du restaurant du Mont Serin m'avait dit qu'en saison, il y a environ 3000 cyclistes par jour qui grimpent au mont Ventoux en passant devant son établissement et je ne voulais absolument pas être pris dans le tumulte. J'ai vécu la foule bruyante et des cyclistes + motards indisciplinés se battant pour une photo lors de quelques franchissements de grands cols alpins et ça me gâche totalement le plaisir. C'était une montée calme ou rien, en ce qui me concerne, d'où le fait que j'ai attendu autant de temps avant de gravir ce mont mythique (cet adjectif est galvaudé que je n'emploie quasiment jamais, mais je pense que pour le Mont Ventoux, quand on est cycliste, il est approprié). Du coup j'en garde un excellent souvenir.