Pour aider un peu les autres, moi aussi, voici quelques éléments de mon voyage aux Pays-Bas l'année dernière en juin 2024.
J'avais réservé mon voyage avion par Transavia, depuis Gérone (j'habite Argelès sur Mer) jusqu'à Amsterdam, longtemps en avance. Je prévoyais d'atterir à Amsterdam, j'avais loué un vélo musculaire dans le centre ville, puis je devais rejoindre mon premier AirBnB en banlieue, avec le vélo. J'ai 60 ans, je ne bivouaque pas
mais ça c'est pas passé comme prévu. 1 semaine avant le départ, Transavia m'envoie un message m'indiquant que l'horaire de mon vol a changé : ce n'est plus 10 h le matin mais 16 h. Ok, je prends note, ça bouscule un peu mes plans, mais je m'adapte. Sauf que je suis étourdie et arrivée à l'embarquement, je comprends que ce n'est pas seulement l'horaire qui a changé, mais l'aéroport d'arrivée : Rotterdam.
Gros stress, j'arrive à Rotterdam, je dois prendre à l'arrache bus, métro puis train jusqu'à Amsterdam. Quand j'arrive, mon vélociste est fermé. Je dois prendre un taxi pour gagner mon 1er hébergement en banlieue. ça commence mal...
Le taxi me promet d'être là le lendemain à 8 h pour me ramener en centre ville d'Amsterdam... sauf que je le reverrai jamais. Finalement je prends le bus (très facile car on passe sa CB dans le bus). Je pars enfin avec mon vélo, j'avais bien précisé que j'étais petite, mais mon vélo n'est pas vraiment... adapté. Je prends un casque qui au final va rester tout le voyage sur le porte-bagage : ici personne n'en met, c'est même considéré comme dangereux pour les vertèbres (!).
Donc me voilà partie avec 2 sacoches (dans chacune un sac bagage en nylon soit-disant étanche, mais comme j'avais un doute, je mets chacun dans un sac poubelle, bien m'en a pris! ). Dès le début, je trouve ce vélo assez peu maniable, mais bon je suis habituée à mon vélo électrique et je suppose que c'est ce qui me gêne : un vélo musculaire, plus habituée. Mais je voulais ne pas être tributaire de l'électricité, donc pas de VAE.
Tout de même, à chaque feu rouge, mes voisins sur les vélos démarrent bien plus vite que moi et foncent. Je peine à les suivre. Pas normal, je suis quand même habituée à faire 200 km/semaine dans les montagnes pyrénéennes... Ce n'est que 200 km plus loin qu'un hollandais me dira en me doublant (en anglais) : "Your bike seems so heavy !" eh oui, ils m'ont donné le vélo le plus petit qu'ils avaient mais c'est loin d'être une flêche !
Trop tard, trop loin pour rebrousser chemin, je vais faire avec...
J'avais tracé mon circuit avec Strava, pas de carte papier, mon téléphone était protégé par une housse plastique. Mais je me suis vite aperçue qu'il fallait pas le laisser allumer non stop : il se déchargeait trop vite. Je le laissais donc s'éteindre entre 2 villes pour l'économiser (c'est important). En fait, j'aurais dû partir avec une batterie de secours : ce n'est pas du luxe.
J'ai eu un moment de flottement à la sortie d'Amsterdam, un peu perturbée, je n'ai pas réalisé que je prenais mon itinéraire à l'envers... et je suis revenue à mon point de départ (étourdie je vous disais).
J'ai fait bien sûr toutes les villes sympas touristiques y compris en prenant le ferry : Marken (incontournable), Edam (mignon), Zaanse Schans (bof, piège à touristes), Haarlem, Keukenhof, Leyde, la Haye, Gouda, Utrecht, Amersfoort (à ne pas manquer), etc. A chaque fois, je ne savais pas où je dormirai le soir: j'interrogeais AirBnB et je trouvais toujours quelque chose.
J'ai beaucoup aimé ces "capsules" , sortes de boites empilées les unes sur les autres, où l'on dort. Souvent installées dans d'anciennes églises. Très original ! et plus confortables qu'on ne croit. Ce sont des sortes de dortoirs avec des boites, on peut juste s'allonger, fermées par un rideau, éclairage et prise de courant et téléphone à l'intérieur, un box fermé à clef à l'extérieur. C'est moins cher que l'hôtel et les parties communes sont vraiment top et propres. N'hésitez pas à essayer !
J'avais emporté une cape "Temps des grenouilles" et des surchaussures, ça n'était pas du luxe car je me suis pris une saucée un jour, un déluge ! mais ça fait partie des souvenirs. En suivant mon tracé Strava, je suis arrivée un jour en pleine pampa devant un ferry... désaffecté. Et plus de batterie téléphone, donc plus de carte. Toutes les inscriptions en néerlandais (et non, l'anglais n'est pas toujours suffisant, mais ici l'allemand aide bien à comprendre les panneaux). Bref, il m'a fallu improviser, grosse frayeur !
Puis compte tenu du temps peu clément, j'ai pris le train, avec le vélo, jusqu'à Groningue. Ferry à Lauwersoog jusqu'à l'ile de Schiermonnikoog. Je suis revenue par la route qui passe au nord de l'Ijsselmeer et retour à Amsterdam.
C'était mon premier voyage à vélo. J'ai tiré quelques leçons de cette expérience. La première c'est d'utiliser maintenant OpenRunner qui me parait plus fiable que Strava (?). D'emporter une batterie de secours. D'emporter moins de vêtements. Le sac de guidon, qui s'emporte en sac à main, d'un geste, très pratique. Quand on visite, on peut laisser ses sacoches, tant qu'elles ne contiennent rien d'important. Mais le sac de guidon, on l'emporte partout. Casque ? bof, je ne sais pas. Une liseuse ? indispensable pour moi, grande lectrice, et 300 bouquins qui me suivaient partout ! Et pour moi, le moins de villes/capitales possibles : c'est pas mon truc, je préfère pédaler dans la nature. J'avais emporté mon aquarelle de voyage, mais quelle idée ! le stress du voyage ne donne pas du tout envie de sortir les pinceaux ! Par contre, j'avais téléchargé la petite appli "TravelAnimator", très sympa pour partager l'avancée de son trajet sur les réseaux sociaux !
Voilà, j'espère que ces quelques mots aideront certains. J'oubliais : si vous choisissez la mi-juin, sachez qu'il n'y a plus de fleurs à Keukenhof, le parc ferme le 31 mai. Mais il y a un joli chateau et parc botanique autour qui vaut le détour.


