Départ après la canicule et un temps couvert à St-Etienne, ville que je ne connais pas du tout et qui était déserte en ce dimanche d'août AM.
Le stade Geoffroy Guichard est tout proche de la gare, et étonnamment, alors que je ne suis pas un fan de foot, je peux retrouver les noms de l'ensemble de l'équipe qui a joué la finale à Glasgow en 1976....
Nous quittons St-Etienne vers le Sud. Le but est de poursuivre ma découverte de la LPE Atlatique-Méditerranée (St Etienne est l'une des plus grandes villes posées sur une LPE en Europe). Nous évitons naturellement la route directe pour le col de la République, un axe de circulation bien trop large et passant pour nous et montons par Guisay. Ça commence assez raide mais en s'élevant, on découvre l'agglomération stéphanoise, ce qui est intéressant. Nous serons obligés de rouler sur la D1082 sur quelques centaines de mètres à Planfoy, alors que nous rentrons dasn les nuages et une bruine très mouillante. Heureusement, on la quitte dès que possible et nous rejoignns une aire naturelle de camping repérée avant le voyage. Un propriétaire super sympa qui nous propose de monter la tente dasn son hangar, ce qui nous évite de repartir le lendemain avec une tente mouillée. A peine commençons-nous à la monter qu'une dame très gentille nous propose une de leurs caravanes vide. Nous gagnerons du temps au départ demain! Quel accueil!
Le lendemain, comme la météo l'avait prédit, le temps est frais et venteux mais la pluie a cessé. Le vent nous pousse dasn le dos!
J'ai envie de faire le détour par le col de la République, lieu de pèlerinage cyclo, mais je me contenterai de faire celui par le Tracol, col sur la LPE où passe la route du Puy à Annonay.
Pour retrouver ma cyclote, je veux tester quelques km de Via Fluvia qui relie le Puy à la Via Rhôna mais qui n'est pas terminée à 100%. J'emprunte donc la route, puis un chemin descendant assez roulant dans ce sens.
JUste un peu plus loin, je retrouve la voie verte implantée sur une emprise de l'ancienne voie ferrée qui s'arrête là.
Au village suivant de Rieutord, je retrouve ma cyclote et nous voilà repartis vers la LPE en remontant aux Sétoux. Le paysage s'ouvre. Au loin, on devine les montagnes de la Haute Loire.
Envie de faire une pause au bistrot de Pays mais il est fermé. Manque de personnel (une annonce est placée sur laporte).
Nous profiterons des tables pour déjeuner.
Nous reprenons la route en faisant une très rapide halte pour voir ce qu'il reste de l'abbaye de Clavas,
puis nous continuons sur cette route où nous sommes quasiment seuls et qui est très agréable. La forêt est splendide mais témoigne de l'humidité du coin.
Nous atteignons comme cela Saint-Bonnet-le-Froid,
bourg qui semble être devenu la propriété d'un certain Marcon, restaurateur, boulanger/pâtissier, négociant en vins, hôtelier, etc. Nous lui laisserons quelques Euros, plus nombreux que d'habitude dans ce genre de coins perdus, mais bien dépensés car "c'est bon pour le moral" (et les papilles).
Nous repartons en direction de notre étape à St Agrève et quelques kilomètres plus loin, avant le lac de Devesset, nous atteignons le point haut de la journée et sommes gratifiés d'une superbe vue sur le plateau du Lignon sous un ciel qui vire au franchement beau.
Emplettes à St Agrève, où les signes du festival western "Saloon" témoignent d'une belle semaine de festivités. Arrivée dasn l'après-midi chez les copains.
Le lendemain, nous décollons plus tard que d'habitude, amitié oblige. Nous coupons donc au plus court pour arriver en 2 jours chez d'autres amis du côté de Langogne.
Les petites routes empruntées sont désertes mais splendides.
La vue sur Saint MArtin de Valamas, le Mont Gerbier de Joncs et le Mézenc est splendide derrière les ruines du château médiéval.
Arrivés à St Martin, nous remontons la vallée descendue rapidement lors de "La Volcanique", boucle de l'Ardéchoise. Arrivée à St MArtin de Valamas sasn soufrir. La montée est gentillette en fond de vallée et la température acceptable. La pause à St Martial est cependant la beinvenue. Pas le temps de piquer une tête mais c'est pas l'envie qui manque.
S'ensuivent 9 km de montée à environ 6%, déjà plus corsée, surtout avec mon vélo qui tare entre 35 et 40 kg tout mouillé. Heureusement, elle et régulière et en grande partie à l'ombre en ce début d'après-midi. Contents de n'avoir mangé que des chips et des amandes et d'avoir repoussé le pique-nique à l'arrivée au Mont-Gerbier des Joncs.
Soudain, le célèbre Mont se découovre.
Contents d'arriver au bout.
On déjeune en milieu d'aprem, on prend son temps au musée puis on repart tranquillement en passant par Ste Eulalie, village qu'on a connu l'hiver dans le froid et la neige et qui est très animé en ce mois d'août. A ce stade, nous délaissons un peu la LPE et descendons temporairement la Loire.
Mais à Rieutord (encore un!), nous remontons dans les bois pour pouvoir rejoindre notre camping étape du soir à St Cirgues-en-Montagne.
Nous profitons des derniers rayons de soleil dasn un camping sympa où nous avions bien fait de réserver. Ils ne louent que 7 emplacements (le reste ce sont des mobil home)!!
Le lendemain, le ciel est pas mal couvert et nous partons vers un point que nous voulions voir car queqlqu'un nous en avait parlé et montré une photo: Mazan-l'Abbaye.
Les cercles sont bien réels bien qu'ils apparaissent comme virtuels. C'est une oeuvre d'art contemporain permanente commandée parmi 7 autres sur le thème de la ligne de partage des eaux par le département de l'Ardèche. Très réussi.
L'Abbye de Mazan n'est plus occupée par des moines depuis la révolution et il n'en reste que des runes, ayant servi de carrière aux locaux. Mais au 13ème siècle, elle eut un rayonnement très important puisque (entre autres) les abbayes de Sylvanès(12S), Sénanque (84), du Thoronet (83) et de Bonneval (12N) sont filles de Mazan.
De près, on prend conscience du travail de l'artiste.
Nous continuons en direction de la LPE que nous rejoignons à un endroit où je passai il y a un peu plus d'un mois et qui offre un beau point de vue, du Sud vers le Nord, sur ce que nos avons roulé depuis la veille midi.
Je souhaite cette fois-ci faire le détour pour aller au plus près de la source de la rivière Ardèche mais nous en serons empêchés: propriété privée oblige (panneau sur la route, la barrière, les arbres..).
Des sources c'est de la descente jusqu'à l'Allier à Langogne. Pique-nique au bord d'un fort joli ruisseau.
Après avoir dépassé le réservoir de Naussac, à côté de Langogne,
nous arrivons chez notre ami vers 16h30 et y resterons jusqu'au surlendemain matin. Nous poursuivrons vers le Sud en remontant l'Allier, faisant le détour par l'Abbaye de ND des NEiges que nos connaissons bien puis planterons notre tente au camping de Chasseradès. Une étape courte et facile pour une reprise en douceur nécessitée par des douleurs de ma cyclotes.
Jusque là, nous n'avions pas fixé l'itinéraire pour rentrer chez nous. Mont Lozère, Pont-de-Montvert, Florac, causse Méjean- Millau? Ou Génolhac, Alès?
C'est cette solution que nous choisissons, d'abord par précautions compte tenu des douleurs de ma cyclote. Finalement, nous serons ravis de ce choix.
La descente par Puylaurent est très belle.
Barrage de Puylaurent sur le Chassezac.
Nous découvrirons ce magnifique vallon
où coule ce ruisseau.
Puis nous arrivons au sympathique village de Prévenchères où nous pouvons faire un ravito avant de continuer sur l'ancienne route devenue voie verte jusqu'à La Garde Guérin.
La vue du haut de la tour sur les gorges du Chassezac est impressionnate.
Le village est très joli, pas encore envahi de boutiques (mais pas mal de visiteurs dès l'heure du déjeuner passée).
Nous sommes à cet endroit sur le chemin de Régordane qui relie Le Puy à St Gilles, l'un des grands pèlerinages chrétiens en France. Il y a un GR mais aussi une future vélo-route. Nous la suivrons jusqu'au col de Portes, que nous rejoindrons le lendemain dimanche, après une nuit au camping à côté de Chamborigaud, village natal de l'écrivain - conteur cévenol JP Chabrol, souvent écouté sur FI dans ma jeunesse.
Au col de Portes, reconnaissable à son beau château, on arrive dans la zone des anciennes houillères des Cévennes.
On quitte la grande route reliant Alès à LAngogne par Villefort pour rejoindre par des petites routes la Grand'Combe, ancienne cité minière.
Les traces de l'exploitation du charbon pendant des décennies et même des siècles sont en cours d'effacement, tout du moins à l'eoil du visiteur qui reste sur les routes.
Nous visiterons la Maison du Mineur au site désormais classé MH du Puy Ricard, un musée construit par les mineurs eux-mêmes, très intéressant mais probablement exposant cette histoire très intéressante de leur pint de vue. Pas le temps de faire la visite guidée. Je reveindrai.
C'est à Alès que nous reprenons le TER. Sans souci jusqu'à Nîmes mais là, on retrouve la civilisation, un TER bondé, en partie par des gens agressifs, et les difficultés pour accrocher son vélo. C'est le retour dans le pays d'en bas ....



