Le jeune "presque trentenaire" m'a proposé une boucle dans le Chablais (Nord du 74) par les cols de Joux Plane, Encrenaz et la Ramaz.
Joux Plane je l'avais inclus dans un projet depuis longtemps, mais jamais réalisé. La Ramaz, j'y étais allé en voiture pour une balade à pied et donc ça m'avait donné envie de venir le faire à vélo, en me disant que c'était un bon gros morceau.
Joux Plane est un petit col bien costaud perdu dans le massif entre Samoëns et Morzine, mais rendu célèbre par le tour de France et certaines "grandes" pages de l'histoire du Tour écrites sur ses pentes. C'est un col Hors Catégories.
En tout, une boucle de "seulement" 72 km mais presque 2100m de D+.
La journée était splendide. La vue sur le Massif du Mont-Blanc du haut des 2 cols (Joux Plane et Ramaz) est vraiment exceptionnelle.
Joux Plane s'est bien passé (montée entre 600 et 1000 m / heure). Le deuxième col a été plus difficile. Bien que je me sois alimenté, la chaleur et le petit dej déjà loin n'ont pas aidé. Le 3ème, avec des passages à 10% se serait bien passé si dès le début, je n'avais pas eu de crampes. Au départ sur une jambe, puis sur les 2, j'ai dû bien ralentir pour finir la montée. C'est un très joli col qui fait passer par la petite station de Praz de Lys, située sur un joli replat herbeux, feu un alpage. Par contre, je n'ai pas du tout été emballé par Morzine, extrêmement construite e très encaissée. Dans cette station, ce sont les hauteurs qui sont belles.
Si vous observez la trace de la sortir, vous verrez qu'il manque 3 km de descente. En effet, je suis rentré en pick up suite à un incident qui aurait pu m'expédier au paradis. La descente est très très rapide. Grandes courbes, petit replat puis plongée dasn la vallée par une route taillée dasn la falaise. Cela a nécessité le creusement d'un tunnel, passé sans encombre en ralentissant, bien sûr, bien que la chaussée y soit en bon état (les nids de poule dans le noir, ça craint). Après le tunnel viennent les paravalanches où on y voit assez bien puisque c'est ouvert côté vallée. Et dans le dernier, à environ 30 à l'heure dans un virage en sortie du paravalanche, je sens un problème de direction et je dérape de la roue avant: crevé!
Sur le moment, bien que conscient que j'ai eu la seconde chance de ma vie, je ne suis pas affecté outre-mesure. Je préviens mon neveu qui ne m'a pas entendu crier et qui m'attend au carrefour du bas (un automobiliste lui a dit que j'avais crevé). Je vois un pick-up arriver et le savoyard sympa répond immédiatement favorablement à ma demande de me descendre. J'envoie mon vélo dans la benne et je rejoins ma femme (qui a fait un autre circuit) et mon neveu à la voiture.
Très joli circuit, costaud pour moi qui n'ai quasiment pas roulé autrement qu'en voyageurs à vélo chargé. Mon neveu a bien attendu, mais lui se fait régulièrement des journées à 2500, 3000 de D+ dans son Ariège.
Mais j'avoue que je repense très souvent à ce "near miss" comme on dit dans l'aviation. Je viens de démonter ma roue et déterminer la cause. J'en ferai un sujet de post: les paris sont ouverts. Quelle cause pour une crevaison rapide qui s'est manifestée par un dégonflement extrêmement rapide sans bruit d'explosion (j'avais gonflé mes 25 à 6,5 bars)?
Quelques photos: Col de Joux Plane Vue du massif du Mont-Blanc depuis col de Joux Plane Vue vers le Nord du massif du Chablais, avant de descendre sur Morzine Vue du col de la Ramaz


