Salut toutes et tous,
je roule pas mal en ce moment, seul, en duo, trio, quatuor, pour une heure, pour quelques jours...
Pas vraiment le temps de rendre compte de tout cela ici - et est-ce si intéressant ? - mais j'ai voulu écrire quelques lignes sur mon périple Cévenol de la semaine dernière qui en raison de galères pneumatiques s'est transformée en une grosse journée.
Mais j'ai perdu le brouillon, le temps à passé... demeurent pourtant quelques photos à partager alors je serai bref.
Le circuit peut être trouvé à cette adresse :
https://www.komoot.com/fr-fr/tour/17056 ... b6&ref=wtd
Nous partîmes donc tardivement le mercredi soir, vers 18h, ma pomme et Custer, ma fidèle Graveleuse encore en phase de test, depuis la plaine gardoise aux alentours d'Alès.
Cap au nord-nord-ouest, passant par cet endroit très étrange, ancienne mine ouverte de bauxite transformée en zone humide, aux pistes rouges très cinématographiques.
Je pousse jusqu'à Saint Ambroix où je dégustes la première pizza rencontrée avant de monter sur les hauteurs de la ville. Belles petites pentes courtes et raides qui mènent à un col où se trouve une magnifique propriété. J'ai presque envie de me poser là pour dormir mais il reste un peu de jour et je me lance dans une descente sur une piste qui tient plus du sentier pédestre que du chemin roulable.
J'arrive néanmoins sans encombre jusqu'au château de Montalet, fermé et vide, où je gonfle mon matelas et dort en profitant d'un appentis appuyé au château.
Je n'ai fait qu'une trentaine de bornes, et je repars vers 7h30 le jeudi, pensant ne faire qu'une étape de 80-100 km. Au final, fuyant un hypothétique épisode cévenol et un orage nocturne certain, je roulerai près de 140 km avec 2000 m de dénivelé, dont un tiers par les pistes !
La journée commence tranquillement, même si je peine à trouver un café ou même une boulangerie, et je ferai une petite pointe de vitesse sur la via ardèche que je rencontre un peu par hasard, suivant une ancienne voie de chemin de fer. On passe par des tunnels étroits, parfois assez longs, où la température baisse drastiquement, c'est rigolo.
Puis j'oblique vers l'ouest, enfin le nord ouest, grimpe sur le plateau des gras au sud des Vans, redescends vers Bessèges où j'achète de quoi me sustenter.
Je m'aperçois avoir perdu un embout de cintre, je trouve une boutique vélo (euréka ? le nom de la boutique, je crois), je suis envoyé dans l'arrière cours où officie un type très sympa dans son petit atelier qui me dépanne d'un embout. Je recommande l'endroit !
Puis direction le col de Portes, mais pas par la route, haha, je continue un peu puis prends une petite route puis un DFCI qui m’amènera à hauteur du château que je rejoins alors rapidement.
Je trouve sur le parking du château de l'eau et une prise électrique pour recharger mon téléphone, et c'est là que je décide de ne pas bivouaquer dans les montagnettes mais de rentrer au sec entre Alès et Uzès. Je change donc d'itinéraire car je commence à en avoir plein les pattes et la journée avance.
Restent de beaux morceaux, notamment un bon col, celui de Pendedis, qui continue ensuite de monter jusqu'au col de la Baraque où j'entamerai la longue descente vers la plaine.
Dans les faubourg d'Alès je m'arrête boire une mousse, il doit être 20h, puis je traverse la ville assez facilement grâce à des sortes de voies cyclables le long du gardon puis sort par une ancienne route. Je ne ferai que 5 ou 10 km sur la nationale, je ne sais plus, entre chien et loup, pour arriver vers 22h.
Ma plus grosse étape en kilométrage+dénivelé+pistes. Mais il faut que je sois capable de faire ça 4 jours de suite et avec 2 jours à 3000 m de d+ d'ici septembre pour une rando à laquelle je me suis inscrit. Autant dire qu'il y a du boulot, mais y'a de l'espoir !
En tous les cas c'est un plaisir de retrouver les routes cévenoles, le passage de la garrigue aux hêtraies-sapinières en passant par les bois de pins ou les châtaigneraies.