Ballade vers l'Aigoual
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Michelarn
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Ballade vers l'Aigoual
Mon projet des 7 majeurs en 8 jours est bien compromis. Déneigement tardif des cols italiens, pas trop entraîné et météo plus que douteuse.
Après examen des cumuls de pluie dans le sud-est sur les 15 prochains jours, je constate que le sud des Cévennes est bien épargné.
Ce sera un aller-retour vers l'Aigoual avec visite d'un maximum de voies vertes du Gard.
Première étape : Marseille Générac.
Marseille au lever du jour. Depuis hier soir, il pleut de l'eau et du sable. Tant pis, je pars quand même. Plusieurs arrêts pour nettoyage de lunettes.
Dès que les averses se calment, les verres deviennent opaques. Au bout de 15 kms, je retrouve le ciel bleu de l'autre côté de la ville. Arrêt pour le plein d'eau et quelques photos à Martigues. Port de Bouc et Fos. Traversée du Grands paluds avec passerelle vermoulue, chevaux et escalades de barrières déjà racontée içi : viewtopic.php?p=76927#p76927. Longue traversée sous les éoliennes de Barcarin et arrivée aux Salins de Giraud par le Bac vers 13h00. Sur le côté de l'office de tourisme, je trouve mon bonheur : un banc, une pelouse et un point d'eau. Repas et sieste. Redémarrage très difficile. Il fait chaud, le mistral s'est levé et la route est granuleuse. Je longe l'étang du Vacarès à contre-vent. Pas beaucoup de bestioles, elles ont l'air de se planquer. Pour éviter la circulation, je remonte presque jusqu'à Arles et rejoins Saliers par de très petites routes lisses et abritées. J'ai la chance d'observer des ibis noirs ( ibis falcibelle après vérification ) et la malchance de rater toutes mes photos.
Entrée dans St Gilles. Je cherche de l'eau. J'en trouve dans un stade. Préparation de la fête de la musique, il faudra que je m'éloigne des villages. Direction Générac. Région de collines couvertes d'abricotiers et de vignes. J'ai rejoins le point que je m'étais fixé pour cette première journée et je bascule en mode "recherche de bivouac". Un chemin condamné par des blocs qui s'enfonce dans la garrigue. Un panneau de circulation interdite. Au bout de 500 mètres, j'ai trouvé. Je recherche l'endroit le plus plat et le plus abrité du vent. Exceptionnellement, j'ai prévu 6 sardines pour monter la tente.
J'ai fait 144 kms. Je pensais passer une bonne nuit. Le vent tombe mais un insecte inconnu va contrarier mes plans.
Plus fort que des cigales, je pense à deux courtilières , une très prêt et l'autre plus loin. Infernal. Ca couvre le bruit de musique qui vient de Générac.
Après examen des cumuls de pluie dans le sud-est sur les 15 prochains jours, je constate que le sud des Cévennes est bien épargné.
Ce sera un aller-retour vers l'Aigoual avec visite d'un maximum de voies vertes du Gard.
Première étape : Marseille Générac.
Marseille au lever du jour. Depuis hier soir, il pleut de l'eau et du sable. Tant pis, je pars quand même. Plusieurs arrêts pour nettoyage de lunettes.
Dès que les averses se calment, les verres deviennent opaques. Au bout de 15 kms, je retrouve le ciel bleu de l'autre côté de la ville. Arrêt pour le plein d'eau et quelques photos à Martigues. Port de Bouc et Fos. Traversée du Grands paluds avec passerelle vermoulue, chevaux et escalades de barrières déjà racontée içi : viewtopic.php?p=76927#p76927. Longue traversée sous les éoliennes de Barcarin et arrivée aux Salins de Giraud par le Bac vers 13h00. Sur le côté de l'office de tourisme, je trouve mon bonheur : un banc, une pelouse et un point d'eau. Repas et sieste. Redémarrage très difficile. Il fait chaud, le mistral s'est levé et la route est granuleuse. Je longe l'étang du Vacarès à contre-vent. Pas beaucoup de bestioles, elles ont l'air de se planquer. Pour éviter la circulation, je remonte presque jusqu'à Arles et rejoins Saliers par de très petites routes lisses et abritées. J'ai la chance d'observer des ibis noirs ( ibis falcibelle après vérification ) et la malchance de rater toutes mes photos.
Entrée dans St Gilles. Je cherche de l'eau. J'en trouve dans un stade. Préparation de la fête de la musique, il faudra que je m'éloigne des villages. Direction Générac. Région de collines couvertes d'abricotiers et de vignes. J'ai rejoins le point que je m'étais fixé pour cette première journée et je bascule en mode "recherche de bivouac". Un chemin condamné par des blocs qui s'enfonce dans la garrigue. Un panneau de circulation interdite. Au bout de 500 mètres, j'ai trouvé. Je recherche l'endroit le plus plat et le plus abrité du vent. Exceptionnellement, j'ai prévu 6 sardines pour monter la tente.
J'ai fait 144 kms. Je pensais passer une bonne nuit. Le vent tombe mais un insecte inconnu va contrarier mes plans.
Plus fort que des cigales, je pense à deux courtilières , une très prêt et l'autre plus loin. Infernal. Ca couvre le bruit de musique qui vient de Générac.
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Quidam
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Les insectes, ça peut te flinguer la nuit. Je me souviens d'un grillon dans son trou à 10 cm de ma tête. J' aurais du avoir l énergie de bouger la tente. Même les boules n y font rien...
Bonne continuation !
Bonne continuation !
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Michelarn
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Salut,
Seule consolation, c'est le manque d'endurance de cette bestiole.
Avec une telle puissance, elles ne peuvent pas durer longtemps.
Je pense avoir eu à faire à la courtilière des vignes : https://www.youtube.com/watch?v=XWukEUtzfDo
Elles ont été observé dans cette région.
Je dois reconnaître que je ne suis pas trop courageux pour sortir en milieu de nuit en camping sauvage.
J'ai surtout été impressionné par ce boucan inhabituel.
J'ai récupéré quelques données, à vérifier : audible jusqu'à 200 mètres et 97 décibels à 1 mètre.
Son beaucoup plus grave qu'un grillon : https://www.youtube.com/watch?v=SbepfEWREYM
Bientôt la suite .
Seule consolation, c'est le manque d'endurance de cette bestiole.
Avec une telle puissance, elles ne peuvent pas durer longtemps.
Je pense avoir eu à faire à la courtilière des vignes : https://www.youtube.com/watch?v=XWukEUtzfDo
Elles ont été observé dans cette région.
Je dois reconnaître que je ne suis pas trop courageux pour sortir en milieu de nuit en camping sauvage.
J'ai surtout été impressionné par ce boucan inhabituel.
J'ai récupéré quelques données, à vérifier : audible jusqu'à 200 mètres et 97 décibels à 1 mètre.
Son beaucoup plus grave qu'un grillon : https://www.youtube.com/watch?v=SbepfEWREYM
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Michelarn
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Seconde étape : Générac - Mandagout
Malgré deux périodes d'insomnie, je me réveille reposé vers 6h00 pour un départ 45mn plus tard.
Au bout de 17 kms, je rejoins à Langlade, la voie verte qui mène à Sommières. C'est samedi matin et je croise beaucoup de joggers et de cyclistes. Très agréable, je ne connais pas ce tronçon. Traversée de Sommières en tunnel. Petit flottement pour rejoindre la voie verte de Quissac. Je quitte la piste à la sortie de la ville pour finalement y revenir un peu plus loin. Je la suis jusqu'à Fontanès, son terminus. Par les Lecques et Gailhan, je retrouve une voie verte à Quissac.
Pause repas à Sauve. Beaucoup de bancs à l'ombre très accueillants tout au long de la voie. Dans une trouée, je retrouve l'entrée de la grotte des Claris que j'avais visité au début des années 2000. Traversée de St Hyppolite du fort par le viaduc et le tunnel. Il commence à faire bien chaud et le petit mistral est le bienvenu. Visite d'un menhir sur le bord de la piste. Je découvre la partie terminale de la voie verte qui n'était par terminée lors de mon dernier passage. Ravitaillement au DIA de Ganges qui est sur mon chemin. Je m'engage sur une voie verte en cul de sac qui mème à Sumène. Très court, 4,5 kms, mais qui valent le coup. Par contre, le tunnel qui rejoint Le Vigan n'est toujours pas utilisable. Je suis obligé d'emprunter le col de Cap de coste. Très court mais velu. Un peu de 10% qui passe bien en 22/22. Descente vers le Vigan et me voilà au pied du mur.
Lors de l'élaboration de l'itinéraire, j'ai été séduit par cette route qui me conduisait à l'Esperrou de manière élégante. Ce n'est que la veille de mon départ que je découvre les commentaires qui concernent le col de la Lusette. Des comparaisons avec le Ventoux et même considéré sur un site comme le col le plus difficile du massif central.
Depuis un moment j'ai l'impression qu'il pleut sur les hauteurs. A Mandagout, la pluie se confirme. Pas suffisant pour me mouiller et la pluie va me rafraîchir.
Je fais le plein à la fontaine du village et commence à rechercher un lieu pour passer la nuit.
Les sous-bois sont touffus et les endroits plats sont rares.
Vers 750 mètres d'altitude, dans une épingle à cheveux, un sentier s'engage. C'est bon. J'ai fait 106 kms aujourd'hui. Montage de la tente et installation. La pluie s'intensifie et je me réfugie à l'abri pour manger et m'endormir dans la foulée.
Malgré deux périodes d'insomnie, je me réveille reposé vers 6h00 pour un départ 45mn plus tard.
Au bout de 17 kms, je rejoins à Langlade, la voie verte qui mène à Sommières. C'est samedi matin et je croise beaucoup de joggers et de cyclistes. Très agréable, je ne connais pas ce tronçon. Traversée de Sommières en tunnel. Petit flottement pour rejoindre la voie verte de Quissac. Je quitte la piste à la sortie de la ville pour finalement y revenir un peu plus loin. Je la suis jusqu'à Fontanès, son terminus. Par les Lecques et Gailhan, je retrouve une voie verte à Quissac.
Pause repas à Sauve. Beaucoup de bancs à l'ombre très accueillants tout au long de la voie. Dans une trouée, je retrouve l'entrée de la grotte des Claris que j'avais visité au début des années 2000. Traversée de St Hyppolite du fort par le viaduc et le tunnel. Il commence à faire bien chaud et le petit mistral est le bienvenu. Visite d'un menhir sur le bord de la piste. Je découvre la partie terminale de la voie verte qui n'était par terminée lors de mon dernier passage. Ravitaillement au DIA de Ganges qui est sur mon chemin. Je m'engage sur une voie verte en cul de sac qui mème à Sumène. Très court, 4,5 kms, mais qui valent le coup. Par contre, le tunnel qui rejoint Le Vigan n'est toujours pas utilisable. Je suis obligé d'emprunter le col de Cap de coste. Très court mais velu. Un peu de 10% qui passe bien en 22/22. Descente vers le Vigan et me voilà au pied du mur.
Lors de l'élaboration de l'itinéraire, j'ai été séduit par cette route qui me conduisait à l'Esperrou de manière élégante. Ce n'est que la veille de mon départ que je découvre les commentaires qui concernent le col de la Lusette. Des comparaisons avec le Ventoux et même considéré sur un site comme le col le plus difficile du massif central.
Depuis un moment j'ai l'impression qu'il pleut sur les hauteurs. A Mandagout, la pluie se confirme. Pas suffisant pour me mouiller et la pluie va me rafraîchir.
Je fais le plein à la fontaine du village et commence à rechercher un lieu pour passer la nuit.
Les sous-bois sont touffus et les endroits plats sont rares.
Vers 750 mètres d'altitude, dans une épingle à cheveux, un sentier s'engage. C'est bon. J'ai fait 106 kms aujourd'hui. Montage de la tente et installation. La pluie s'intensifie et je me réfugie à l'abri pour manger et m'endormir dans la foulée.
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Michelarn
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Troisième étape : Mandagout - Moussac
J'ai eu peur d'avoir froid et je me suis trop couvert.
La pluie a dû s'arrêter assez vite et le vent a soufflé très fort dans les arbres toute la nuit.
Les bestioles sont restés chez elles, silencieuses.
A proximité du bivouac, j'ai trouvé cette curiosité. Avec sans doute, une intervention humaine. Je plie en moins d'une heure et je suis sur le vélo dès 7h00. Démarrage dans du 7 à 8% avec des pentes impressionnantes dans certains lacets.
Une pause photo tous les deux kilomètres. Je monte sans trop forcer. Avant le gîte de Cap de coste, est inscrit 18% sur le sol. J'ai vérifié, c'est exact et mes jambes l'ont bien senti. Le mistral s'est levé. Au col de la Lusette, je suis secoué. L'Aigoual est dans les nuages en face.
Je descends vers l'Espérou et fais des courses à l'épicerie. Je suis à 9 km du sommet.
Je fais le premier kilomètre et jette l'éponge.
Le sommet s'est dégagé mais le vent est trop fort. De plus, j'ai enfilé des chaussettes trop serrées et je n'ai plus de circulation dans les pieds.
Je m'installe sur un banc et m'octroie un copieux petit déjeuner pour me consoler et me réchauffer. J'enfile un kway et descente vers Valleraugues. Je perds mille mètres de dénivelé et me réchauffe vite. Avant Ganges, j'accède au bord de la rivière. Pause repas, bain et toilette, sieste. Le moral remonte. J'avais prévu de parcourir la corniche des Cévennes et d'arriver à Anduze.
J'entrevois une possibilité de rejoindre cet itinéraire en quittant la voie verte peu après St Hyppolite. En passant par Durfort, j'arrive à la voie verte d'Anduze. La voie verte est en travaux pour débroussaillage et elle en a bien besoin.
Je me dirige vers Uzès. Peu après Moussac, je cherche un endroit pour planter ma tente.
Pas beaucoup de choix. Je m'écarte de la départementale à travers les vignes.
Derrière une haie qui me protège du vent,
je m'installe en libérant l'accès, on ne sait jamais,les vignerons travaillent tôt. Beau coucher de soleil puis pleine lune.
J'ai eu peur d'avoir froid et je me suis trop couvert.
La pluie a dû s'arrêter assez vite et le vent a soufflé très fort dans les arbres toute la nuit.
Les bestioles sont restés chez elles, silencieuses.
A proximité du bivouac, j'ai trouvé cette curiosité. Avec sans doute, une intervention humaine. Je plie en moins d'une heure et je suis sur le vélo dès 7h00. Démarrage dans du 7 à 8% avec des pentes impressionnantes dans certains lacets.
Une pause photo tous les deux kilomètres. Je monte sans trop forcer. Avant le gîte de Cap de coste, est inscrit 18% sur le sol. J'ai vérifié, c'est exact et mes jambes l'ont bien senti. Le mistral s'est levé. Au col de la Lusette, je suis secoué. L'Aigoual est dans les nuages en face.
Je descends vers l'Espérou et fais des courses à l'épicerie. Je suis à 9 km du sommet.
Je fais le premier kilomètre et jette l'éponge.
Le sommet s'est dégagé mais le vent est trop fort. De plus, j'ai enfilé des chaussettes trop serrées et je n'ai plus de circulation dans les pieds.
Je m'installe sur un banc et m'octroie un copieux petit déjeuner pour me consoler et me réchauffer. J'enfile un kway et descente vers Valleraugues. Je perds mille mètres de dénivelé et me réchauffe vite. Avant Ganges, j'accède au bord de la rivière. Pause repas, bain et toilette, sieste. Le moral remonte. J'avais prévu de parcourir la corniche des Cévennes et d'arriver à Anduze.
J'entrevois une possibilité de rejoindre cet itinéraire en quittant la voie verte peu après St Hyppolite. En passant par Durfort, j'arrive à la voie verte d'Anduze. La voie verte est en travaux pour débroussaillage et elle en a bien besoin.
Je me dirige vers Uzès. Peu après Moussac, je cherche un endroit pour planter ma tente.
Pas beaucoup de choix. Je m'écarte de la départementale à travers les vignes.
Derrière une haie qui me protège du vent,
je m'installe en libérant l'accès, on ne sait jamais,les vignerons travaillent tôt. Beau coucher de soleil puis pleine lune.
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Quidam
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Merci pour ce récit !
J ai brassé plusieurs années avec l eau de la fontaine de Mandagout, très bonne pour les blondes, moins pour les bières contenant beaucoup de malts torréfiés (trop acide) et traitée aux UV exclusivement, jamais de chlore.
Bon, et puis je vivais a côté même si la brasserie était dans la vallée.
J ai brassé plusieurs années avec l eau de la fontaine de Mandagout, très bonne pour les blondes, moins pour les bières contenant beaucoup de malts torréfiés (trop acide) et traitée aux UV exclusivement, jamais de chlore.
Bon, et puis je vivais a côté même si la brasserie était dans la vallée.
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AngstromCyclo
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Merci pour le récit et les photos.
Tu aurais pu bivouaquer au gîte de cap de Côte sous le col de la Lusette. Il est très sympa. C'est un gîte tenu par une assos. Il y a de l'eau à une source à 100 m du gîte. S'il est ouvert, tu peux même utiliser les douches et les toilettes pour qq €. Le site est grandiose et les gens super sympas.
C'est sûr, la Lusette c'est un gros morceau. Surtout avec une remorque et le matos de bivouac! Bravo!
Tu aurais pu bivouaquer au gîte de cap de Côte sous le col de la Lusette. Il est très sympa. C'est un gîte tenu par une assos. Il y a de l'eau à une source à 100 m du gîte. S'il est ouvert, tu peux même utiliser les douches et les toilettes pour qq €. Le site est grandiose et les gens super sympas.
C'est sûr, la Lusette c'est un gros morceau. Surtout avec une remorque et le matos de bivouac! Bravo!
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Angstrom
"Aller voir un peu plus loin, parce que cela risque d’être magnifique, c’est un bonheur absolu» Anne-France Dautheville
Mon blog : Mon Expérience Vélo
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Michelarn
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Quatrième étape : Moussac - Cheval blanc
Une heure du matin, j'entends une machine agricole. Je sors de la tente et au clair de lune, je distingue un tracteur et son pulvérisateur qui fait des aller-retour dans les vignes à 200 mètres de moi. Pendant une heure, à plusieurs reprises, je sors pour essayer d'évaluer sa progression.
A deux heures, je l'entends se rapprocher. Il est sur la départementale avec son gyrophare, tourne vers mon chemin et se dirige vers moi.
Je mets en marche ma lampe rouge clignotante pour éviter de me faire rouler dessus. Je vais me faire engueuler.
Le tracteur me contourne, s'arrête et en slip, je rejoins le conducteur qui a ouvert sa porte.
Il me dit : "Je suis désolé, je vous empêche de dormir".
Je suis scié. Je lui réponds : "Aucun soucis, je suis chez vous et vous bossez".
Il est rentré dans la vigne et en est ressorti sans pulvériser.
Je le soupçonne d'avoir remis à plus tard le traitement de cette parcelle pour moi.
Je me rendors jusqu'à 6h00. Départ à 7h00 en vérifiant, plus que d'habitude, de laisser propre.
Je me dirige vers Uzès. Suivi GPS par des chemins agricoles pas toujours goudronnés. Je trouve la voie verte qui mène au Pont du Gard.
Obligation de mettre pied à terre compréhensible au milieu des touristes.
Toujours émouvant. Je profite du point d'eau et des toilettes. Je rejoins Beaucaire par une belle voie verte. Repas au bord du Rhône.
Retour dans les Bouches du Rhône à Tarascon. Le fleuve est haut et boueux.
Direction Cavaillon par l'Ev8.
A St Rémi, je fais les courses.
Depuis mon départ, j'ai très peu d’appétit et je suis assez perturbé.
La fringale me prends. Je ressort avec mon sac plein.
Je prends un petit acompte et languis le repas du soir.
Traversée de Cavaillon toujours aussi difficile pour les vélos.
Le temps se fait menaçant et je reçois quelques gouttes. Je rejoins une aire de détente au pied du Lubéron. J'ai fais 105 km aujourd'hui.
Les étapes raccourcies et la progression un peu hachée sur les voies vertes expliquent le faible kilométrage.
L'endroit est très agréable mais interdit au bivouac.
Je joue sur l’ambiguïté camping-bivouac et il faut que je sois discret.
Il me restera 100 km pour rentrer à la maison demain. J'attends la tombée de la nuit pour m'installer. Je suis seul.
Pendant que je monte la tente, un lévrier ?, marron ?, avec des cornes ?, passe à fond à côté de moi.
La bière et la fatigue. C'était un beau chevreuil mâle qui, une fois à l'abri m’aboie après.
Finalement, la pluie ne viendra pas. Je lis pendant un moment à la frontale et je m'endors.
Une heure du matin, j'entends une machine agricole. Je sors de la tente et au clair de lune, je distingue un tracteur et son pulvérisateur qui fait des aller-retour dans les vignes à 200 mètres de moi. Pendant une heure, à plusieurs reprises, je sors pour essayer d'évaluer sa progression.
A deux heures, je l'entends se rapprocher. Il est sur la départementale avec son gyrophare, tourne vers mon chemin et se dirige vers moi.
Je mets en marche ma lampe rouge clignotante pour éviter de me faire rouler dessus. Je vais me faire engueuler.
Le tracteur me contourne, s'arrête et en slip, je rejoins le conducteur qui a ouvert sa porte.
Il me dit : "Je suis désolé, je vous empêche de dormir".
Je suis scié. Je lui réponds : "Aucun soucis, je suis chez vous et vous bossez".
Il est rentré dans la vigne et en est ressorti sans pulvériser.
Je le soupçonne d'avoir remis à plus tard le traitement de cette parcelle pour moi.
Je me rendors jusqu'à 6h00. Départ à 7h00 en vérifiant, plus que d'habitude, de laisser propre.
Je me dirige vers Uzès. Suivi GPS par des chemins agricoles pas toujours goudronnés. Je trouve la voie verte qui mène au Pont du Gard.
Obligation de mettre pied à terre compréhensible au milieu des touristes.
Toujours émouvant. Je profite du point d'eau et des toilettes. Je rejoins Beaucaire par une belle voie verte. Repas au bord du Rhône.
Retour dans les Bouches du Rhône à Tarascon. Le fleuve est haut et boueux.
Direction Cavaillon par l'Ev8.
A St Rémi, je fais les courses.
Depuis mon départ, j'ai très peu d’appétit et je suis assez perturbé.
La fringale me prends. Je ressort avec mon sac plein.
Je prends un petit acompte et languis le repas du soir.
Traversée de Cavaillon toujours aussi difficile pour les vélos.
Le temps se fait menaçant et je reçois quelques gouttes. Je rejoins une aire de détente au pied du Lubéron. J'ai fais 105 km aujourd'hui.
Les étapes raccourcies et la progression un peu hachée sur les voies vertes expliquent le faible kilométrage.
L'endroit est très agréable mais interdit au bivouac.
Je joue sur l’ambiguïté camping-bivouac et il faut que je sois discret.
Il me restera 100 km pour rentrer à la maison demain. J'attends la tombée de la nuit pour m'installer. Je suis seul.
Pendant que je monte la tente, un lévrier ?, marron ?, avec des cornes ?, passe à fond à côté de moi.
La bière et la fatigue. C'était un beau chevreuil mâle qui, une fois à l'abri m’aboie après.
Finalement, la pluie ne viendra pas. Je lis pendant un moment à la frontale et je m'endors.
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Re: Ballade vers l'Aigoual
J'ai refait le plein avec cette eau. Un joueur de boule me l'a recommandé comme potable mais non contrôlée.Quidam a écrit : mar. 2 juil. 2024 10:24 Merci pour ce récit !
J ai brassé plusieurs années avec l eau de la fontaine de Mandagout, très bonne pour les blondes, moins pour les bières contenant beaucoup de malts torréfiés (trop acide) et traitée aux UV exclusivement, jamais de chlore.
Quand je suis passé au col, dimanche matin, le parking était plein de voitures.AngstromCyclo a écrit : mar. 2 juil. 2024 12:30 Merci pour le récit et les photos.
Tu aurais pu bivouaquer au gîte de cap de Côte sous le col de la Lusette. Il est très sympa. C'est un gîte tenu par une assos. Il y a de l'eau à une source à 100 m du gîte. S'il est ouvert, tu peux même utiliser les douches et les toilettes pour qq €. Le site est grandiose et les gens super sympas.
C'est sûr, la Lusette c'est un gros morceau. Surtout avec une remorque et le matos de bivouac! Bravo!
J'aime beaucoup le coin et j'y reviendrai sûrement.
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Re: Ballade vers l'Aigoual
merci pour ces très beau récits. La Luzette avec une remorque : bravo !
Tu es donc passé à coté de la maison... La prochaine fois si besoin...
Mandagout c'est souvent que j'y passe et que je rempli la gourde. La route entre ce village et St André de Majencoules est magnifique.
Je confirme les propos de Vincent: super gîte à Cap de Coste (propriété du par national des Cévennes) et tenu par une connaissance, quand c'est pas d'autres bénévoles. Un peu plus loin tu as la tombe de l'écrivain André Chamson qui a rédigé d'excellents bouquins sur les Cévennes... De cet endroit la vue est exceptionnelle.
Tu es donc passé à coté de la maison... La prochaine fois si besoin...
Mandagout c'est souvent que j'y passe et que je rempli la gourde. La route entre ce village et St André de Majencoules est magnifique.
Je confirme les propos de Vincent: super gîte à Cap de Coste (propriété du par national des Cévennes) et tenu par une connaissance, quand c'est pas d'autres bénévoles. Un peu plus loin tu as la tombe de l'écrivain André Chamson qui a rédigé d'excellents bouquins sur les Cévennes... De cet endroit la vue est exceptionnelle.
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Michelarn
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Re: Ballade vers l'Aigoual
Cinquième étape : Cheval Blanc - Marseille
Vers 2h00, obligé de sortir avec la frontale en gueulant pour disperser les sangliers qui grognent autour de la tente.
Malgré tout, bien dormi. Départ à 7h00. Je continue la voie verte de la Durance à vélo. Pause petit déjeuner à Mallemort. Gros débit sur la Durance. J'avance vite et me retrouve au Thoronet à midi. Plein d'eau et repas. J’enchaîne bien avec de courtes pauses.
C'est la première fois que je réduis ma dernière étape et que j'évite la forte circulation.
Je suis à la maison à 15h30. Autour de 100 km aujourd'hui et 573,47 km sur cinq jours.
Lors de mes sorties longues d'avril et de mai, j'ai eu des tendinites du talon droit dès le second jour.
Je viens de changer mes pédales et j'ai avancé la selle d'un centimètre. Je pense avoir réglé ce problème.
Seconde nouveauté, j'ai remplacé le slip classique par un boxer à l'envers. C'est radical.
C'est la première fois que je reviens avec la peau intacte.
J'ai trouvé l'état de surface des voies vertes très performant, et même meilleur que la plupart des routes.
Par contre, j'aurais intérêt à remplacer mon pneu de remorque à crampons par un pneu lisse.
Très mauvais rendement si je me fie au bruit qu'il fait.
Sinon, un peu déçu de ne pas être monté au Mont Aigoual. Peut-être cet automne, entre deux épisodes Cévenols.
Vers 2h00, obligé de sortir avec la frontale en gueulant pour disperser les sangliers qui grognent autour de la tente.
Malgré tout, bien dormi. Départ à 7h00. Je continue la voie verte de la Durance à vélo. Pause petit déjeuner à Mallemort. Gros débit sur la Durance. J'avance vite et me retrouve au Thoronet à midi. Plein d'eau et repas. J’enchaîne bien avec de courtes pauses.
C'est la première fois que je réduis ma dernière étape et que j'évite la forte circulation.
Je suis à la maison à 15h30. Autour de 100 km aujourd'hui et 573,47 km sur cinq jours.
Lors de mes sorties longues d'avril et de mai, j'ai eu des tendinites du talon droit dès le second jour.
Je viens de changer mes pédales et j'ai avancé la selle d'un centimètre. Je pense avoir réglé ce problème.
Seconde nouveauté, j'ai remplacé le slip classique par un boxer à l'envers. C'est radical.
C'est la première fois que je reviens avec la peau intacte.
J'ai trouvé l'état de surface des voies vertes très performant, et même meilleur que la plupart des routes.
Par contre, j'aurais intérêt à remplacer mon pneu de remorque à crampons par un pneu lisse.
Très mauvais rendement si je me fie au bruit qu'il fait.
Sinon, un peu déçu de ne pas être monté au Mont Aigoual. Peut-être cet automne, entre deux épisodes Cévenols.