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C'est à l'heure du laitier que nous quittons la Favergie, alors que le soleil pointe au dessus du Mont Blanc ; quelques brumes matinales commencent à planer dans la plaine en direction d'ugine.
Nous roulottons tranquillement pendant que les travailleurs foncent vers leurs lieux de travail
Mais voici Venthon, et Césarches, fin de la sinécure , et c'est droit dans le pentu que nous nous dirigeons vers le petit mais costaud, col de Montesuit et puis Queige.
Premières suées, premières douleurs, ouf la pente ne dure que 4 km avant de basculer sur La grand-route menant à Beaufort.
C'est en compagnie de nombreuses bagnoles que nClaudio de la faverges au cormet de Roselend en vendemiaire 2023ous roulons un peu stressé, fesses et mâchoires serrées, vers la capitale de ce fromage (pas vu une seule trace d'une Vélo-route, annoncée en grande pompe, par les sachants ..).
Village atteint, quelques photos prises à la sauvette, un peu d'eau dans les bidons et zou , direction le col du Méraillet.
Cette montée de 12 km à 8 % en continu s'avère plutôt indigeste, malgré l'ombre bienfaisante des sapins et mélèzes ; mais grâce à une allure de sénateur et de nombreuses pauses nous parvenons à atteindre la pancarte sommitale dans l'indifférence générale de nombreux motards, fiers de leur ascension..
Et puis la récompense : oh lac suspend ton vol ; la vue est endorphinatoire, ses eaux d'un bleu caraïbe et un ciel bleu roi, en sont la cause.
Les souvenirs de mes parents qui Y ont travaillé dur dans les années cinquante Y sont ravivés.
Encore un effort et nous arrivons au Cormet de Roselend, parmi la foule des motards et des cyclistes : beaux jeunes hommes affûtes et silhouettes plus massives de quinqua, ou dames du temps jadis à vélo dits Électriques.
Après avoir honoré les marchands du temple et fait mimi à deux cyclos touristes de passage, nous plongeons vers la vallée de la Tarentaise.
La pente est rude certes, les virages s’enchaînent, et les montagnes fantasmagoriques : il faut certes apprécier l'endroit, mais rester concentré sous peine de rejoindre prématurément l'enfer.
Bourg saint Maurice est sur-chauffée par ce soleil de plomb, et après une pause boissons à Intermarché, il faut encore grimper durant 14 km vers notre Bivouac à l'hôtel belvédère.
Accueil Motard et patron débonnaire, bien que un tantinet moqueur, belle chambrette et vue magnifique sur la dent parrachée ou subsiste encore une languette de névé , la ville en contre bas permet de mesurer l'effort fourni pour arriver Rici..
Collation rapide et dodo bien mérité










