je ne résiste pas au plaisir de partager un petit plaisir avec vous : hier, j'étais au col d'Ornon, une route tranquille à quelques km de la trop célèbre
(enfin, trop fréquentée du fait de cette célébrité) montée de l'Alpe d'Huez.
Quand j'étais jeune, je mettais un point d'honneur à doubler au moins autant de cyclistes que de cyclistes m'avaient doublée, mais ce n'est plus le cas. Maintenant, je me contente de répondre aimablement à ceux qui m'encouragent quand ils me doublent dans une montée. Par contre, à la descente, avec un vélo couché, ouaah, quel pied !
Sans un coup de pédale et sans tension musculaire, confortablement posée dans ma chaise longue, j'ai doublé à la descente ceux qui m'avaient doublée à la montée. Dans une petite ligne droite où je passais 2 cyclos, l'un d'eux a entendu le cliquetis de ma roue libre
(le Rohloff n'est pas vraiment silencieux sur certains rapports), il a tourné la tête mais n'a vu personne : je n'étais plus derrière lui, j'étais déjà à ses pieds sur son côté gauche, et il a à peine eu le temps de me voir avant que je l'ai dans mon rétroviseur

Sans effort, j'ai dû leur prendre 3 ou 4 minutes d'avance en moins de 8 km qui restaient jusqu'au pied du col. Bien sûr, ce n'est rien comparé au temps qu'ils ont gagné sur moi à la montée, mais c'est plaisant !