c'est donc à midi et demi ce lundi 13 juillet, par une chaude journée heureusement tempéré par une bise assez agréable que, soigneusement tartiné de crème solaire, j'enfourchais ma bicyclette, affublée d'une sacoche de guidon contenant mon bivouac et d'une sacoche de selle contenant matériel de toilette et habits "civils", je quittais Aiguilhe par le pont d'Estrouilhas en direction de Tence.
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20200713_124243 by joann masuyer, sur FlickrUne fois sorti de l'agglomération du Puy, je commence l'ascension qui doit me conduire au col du Pertuis. Il fait très chaud, mais ça monte tranquille, je ne ressens pas trop les bagages, un peu plus mon manque d'entraînement (vous aurez peut-être noté que je n'étais sorti depuis un moment). Heureusement des fontaines me permettent de mouiller la casquette.
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20200713_140742 by joann masuyer, sur FlickrSans trop d'encombres je me hisse là haut afin de redescendre sur Yssingeaux par la route des Sucs, donc plus exactement descendre, remonter et redescendre
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20200713_142640 by joann masuyer, sur FlickrAprès la traversée d'Yssingeaux, deux bosses surmontées de plateaux ventés me conduisent au joli bourg de Tence où je me désaltère d'eau gazeuse en faisant tamponner mon carton des BPF de Haute-Loire.
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20200713_152517 by joann masuyer, sur FlickrRe-réglage des cales neuves de mes chaussures à cause d'une gêne au genou et je reprends la route. Je suis toujours bien après ces 50 bornes, je monte en douceur sur le plateau de Saint-Agrève sur lequel je passe de Haute-Loire à l'Ardèche.
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20200713_172549 by joann masuyer, sur FlickrAprès Saint-Agrève, une longue descente m'invite à reposer mes jambes et à profiter d'un paysage splendide de vallées boisées et encaissées, dévalant jusqu'au petit village protestant de Saint-Julien d'Intres. Puis jusqu'à Saint-Martin de Valamas d'où débute la longue ascension du massif du Mézenc.
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20200713_175220 by joann masuyer, sur FlickrIl est déjà 18h00 et je m'enquiers d'un endroit où me restaurer. Tout est fermé en ce lundi et on m'indique que ma meilleure chance est à Fay sur Lignon, c'est à dire sur le plateau. Pas de problème, après 90 km, je suis encore pas si mal et le paysage dans la lumière de cette fin d'après-midi est un véritable régal. J'enclenche un petit braquet et je monte en douceur, quittant les bois pour un paysage ouvert de pâtures escarpées où paissent vaches et moutons. de rares fermes sont accrochées aux flanc de ces montagnes et je me fais engueuler par un patou vigilant qui me voit passer pourtant bien loin de lui et qui a dû apprendre que l'Homme est un loup pour l'Homme.
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20200713_194652 by joann masuyer, sur FlickrJ'arrive au petit village de Saint-Clément, balayé par une bise forte. On comprend bien la raison de l'implantation d'éoliennes ici, ainsi que la présence d'une "maison du vent". A 1200m d'altitude, en ce mois de Juillet, j'imagine la rudesse de ce pays quand la burle le balaye en hiver.
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20200713_202302 by joann masuyer, sur FlickrÇa commence à tirer un peu et j'attends avec impatience d'arriver à Fay pour me mettre quelque chose dans l'estomac. Quelques efforts encore et je pénètre dans Fay, après avoir repéré un bois de pins et d'épicéas qui fera un bon abri pour mon bivouac. Un bar restaurant semble ouvert et animé. J'en monte les marches pour découvrir de jeunes locaux à l'apéro. Je m'attable, apprends qu'ils ne servent pas à manger ce soir et ma demande d'un éventuel sandwich tombe à l'eau. Je dîne donc de deux demis picon, puis rejoint mon petit bois où j'étends sur ma bâche, matelas, sac de couchage et sursac pour un repos bien mérité avant de rejoindre Les Estables au matin. La suite plus tard.



























