Salut,
Merci pour vos encouragement

Le dos va mieux, je pense que c'était un bon tour de reins...
CYCLOHC a écrit : dim. 15 juil. 2018 09:17
...
...dans mon fief !!
...
Veinnard !
Suite & fin...
Cette fois la nuit a été bonne. Le petit déjeuné est prévu pour 7h30. je me réveille vers 6h et me lève une demi-heure plus tard. Le dos va mieux, je passe le test de la mise des chaussettes assez facilement. Par la fenêtre je vois que le ciel est bleu et que le soleil brille. Je prépare mon paquetage et sort fixer mes sacoches à ma randonneuse. Mes deux compères sont debout aussi et à 7h30 nous nous installons devant un petit déjeuné qui ressemble à un festin !... Je commence à m’inquiéter, la facture va être salée... Charles, l’aîné, qui s'occupe de la cagnotte, part payer... Il revient avec un large sourire, 150 € ! Trois demi-pension et six "birre grande" pour 150 € ! Eh bien si vous passez dans le coins n'hésitez pas à faire une halte au Rifugio Assietta !...
A 8h30, après avoir salué les gardiens, nous reprenons la route... Enfin la piste...
Il reste pas mal de kilomètres avant de retrouver l'asphalte. Avant d'atteindre Sestriere nous allons franchir pas moins de six "colle" au dessus de 2000 m.Quelques kilomètres après notre départ, Charles crève à l'arrière. La réparation dure à peine un quart d'heure et nous pouvons reprendre la ... piste...
Ce matin nous sommes mercredi et ce jour là les véhicules motorisés sont interdis ! Quel calme ! Nous les retrouvons au "Colle Basset"...
Nous croisons un cyclo anglais qui chevauche un magnifique "gravel", cadre acier, pneus Compass, sacoche bikepacking... Nous l'encourageons !
Il nous reste six kilomètres de piste pour rejoindre Sestriere. Six kilomètres de descente sur un revêtement malmené par les 4x4 et les motos...
Dix minutes de descente et c'est à mon tour de crever... Un quart d'heure de réparation et on repart.
Quelques instants plus tard nous croisons une jeune fille qui monte en courant à une allure incroyable ! Charles et Franck se sont arrêter incrédules. Ils la regarde filer sur la piste au dessus de nous ! Impressionnante ! Sans doute une athlète en stage d'altitude...
Nous repartons et ne tardons à rejoindre Sestriere, à rejoindre le goudron, à rejoindre la civilisation... La "Strada dell'Assietta" est terminée...
Mais la balade continu !...
Sestriere, station alpine italienne qui vaut largement les notre, du béton, du béton, etc...
On s'arrête au bord de la route et on re-graisse les transmissions de nos machines puis nous plongeons dans la descente !
Je me souviens avoir lu ici (merci CYCLOHC) d'éviter la route principale et de descendre par Sauze di Cesana. Je confirme, c'est très joli et avec beaucoup moins de circulation. A Cesana-Torinese nous prenons la direction de la France, nous attaquons les pentes du col de Montgenèvre.
Pas mal de circulation sur ce grand axe routier. Je m'inquiète un peu car je sais que plus haut qu'il y a des tunnels... A l'entrée du premier une petite route (l'ancienne ? ) sur la gauche est réservé aux vélo et permet d'éviter l'horrible boyau qui vomit son flot ininterrompu d'automobile et de poids-lourds...
Plus haut, nous évitons le second tunnel en traversant la station de Claviere puis rentrons en France à Montgenèvre.
Là, nous buvons un coup puis nous nous installons sur une place pour casser la croûte. Il faut prendre des forces, la journée n'est pas terminée... Nous refaisons un passage au bar pour prendre un café et plongeons dans la longue descente vers Briançon...
Pas mal de circulation mais la route est large et la descente est agréable. Nous stoppons à l'entrée de Briançon pour quitter nos coupe-vents. La montée vers le Col du Lautaret commence ici.
Avec Franck nous nous disons que les 22 kilomètres de montée devraient se faire facilement puisque logiquement à cette heure là les vents sont ascendant et devraient nous pousser...
Nous serrons à droite, prenons "la route de Grenoble" et rapidement rejoignons la roulante D-1091.
Au bout de très peu de temps nous comprenons que le vent qui était censé nous pousser nous ralenti ! Pas d’ascendant aujourd'hui ! Aujourd'hui c'est "vent en pleine poire" !...
A mon habitude je laisse mes deux compagnons rouler devant. On fait deux ou trois arrêt-regroupement durant la montée. Nous arrivons ensemble au Lautaret, la Meige est grandiose !
Nous nous installons à une terrasse et commandons trois sodas. Je profite de cette pause pour faire tamponner mes cartons (BNC-BPF). Nous remplissons nos gourdes et nous lançons à l'assaut du géant Galibier.
Huit kilomètres d'ascension à une pente moyenne d'à peu près 8%. comme d'habitude Franck s'envole. Charles file aussi et je me retrouve derrière bien décidé à tenir mon rythme de 8 km/h, bien décidé de profiter pleinement du dernier gros morceau de cette balade.
Un groupe de cyclo me doublent en me saluant, pas mal de "saccochards"descendent en m'encourageant bruyamment... C'est bien le vélo à ces altitudes...
La pente, assez régulière jusqu'au tunnel, devient très saccadée avec de gros "raidards" entrecoupé de portions moins pentues. J'en termine...
Au sommet Charles et Franck ont déjà revêtu leur coupe-vents. Je cale ma machine contre le muret sud pour une photo avec la Meige en fond.
J'enfile un T shirt supplémentaire puis mon coupe-vent, je range ma casquette dans ma sacoche et nous nous lançons dans la longue et belle descente vers Valloire. Mon petit rétroviseur est très utile pour voir si Franck, en rouge, et Charles, en jaune, me suivent.
Les premiers kilomètres sont assez pénible à cause du froid. Les lacets sous la bergerie sont déjà à l'ombre et il faut attendre Plan-Lachat pour retrouver le soleil.
C'est aussi là que nous retrouvons l'ami "Zef" ! Nous avons fini par le trouver ce fameux vent ascendant ! Décidément cet après-midi c'est "vent dans la gueu.." !
Nous finissons par atteindre Valloire et nous nous installons au camping. Celui-là je ne le recommande pas, cher et avec des emplacements durs en en "champs de patates" !...
Après la mis en place des tentes et la douche nous partons à la recherche d'une pizzeria que nous trouvons à l'entrée du village. le repas terminé (j'ai évité la margarita), nous regagnons nos tentes... Nous réglons le réveil sur 6h30.
Ce fut encore une belle journée, 113 kilomètres pour plus de 2000 mètres de dénivelé avec pas mal de col au dessus de 2000 m...
Lien de l'étape
Départ du Rifugio Assietta...
Quelque part sur la Strada dell'Assietta...
Pause au Lautaret...
Ma fidèle randonneuse face à la Meige...
La nuit est assez bonne et comme d'habitude je me lève avant que le réveil sonne. Je plie mon barda et prépare le café. je ne sens quasiment plus ma douleur dorsale. Peu après 7h nous sommes dans Valloire à la recherche d'une boulangerie cette fois-ci. Celle-ci trouvée nous petit-déjeunons un peu plus loin au soleil.
J'en profite pour prévenir ma compagne de notre retour, Charles et moi, vers midi une heure. Franck, lui, doit rejoindre Chambéry.
Nous prenons la route peu avant 8h pour cinq kilomètres de montée en direction du tout dernier col de notre balade, le col du Télégraphe. Puis nous plongeons dans la descente vers Saint-Michel.
Là nous nous engageons sur la grosse D-1006, qui n'est autre que l'ancienne N-6... Pas mal de circulation mais une bande cyclable assez propre et confortable nous permet de rouler à près de 40km/h (faux-plat descendant) jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. A partir de là nous suivons des routes plus petites, nous traversons St-Etienne-de-Cuine, ST-Rémi, St-Léger, ...
A St-Pierre-de-Belleville nous faisons une halte. Dans Quelques kilomètres Franck va nous quitter et nous étudions son parcourt sur la carte. Pour regagner Chambéry, il tient absolument à passer par les cols du Gd-Cucheron, de Champs-Laurent et de la Cochette !... Ce type est une machine !...
Nous repartons pour quatre kilomètres. A St-Alban-des-Huretières nous nous séparons, Franck continu vers le col et Charles et moi filons vers St-George.
On passe Aiguebelle puis Aiton. La toute dernière difficulté sera la côte de Grésy-sur-Isère...
A 13h nous sommes à la maison. Noëlla, ma compagne, à mis des bières au frais et nous a préparé un bon repas. On lui raconte nos péripéties, nos joies, nos galères...
Après le déjeuné, Charles rassemble ses affaires, charge son véhicule et rentre chez-lui.
Dans l'après-midi, un message de Franck : "Gd-Cucheron OK, Champs-Laurent OK, Cochette OK.
...
Ca a été dur mais ça valait le coup !
Trente ans qu'on en rêvait !...
Lien de l'étape