Milesandmilesagain a écrit : jeu. 17 mai 2018 11:34
Peut-être pas seulement une mode: avec un freinage par disques, les contraintes sur la roue ne sont pas les mêmes. Je peux très bien imaginer que le freinage par disques puisse donner une méchante envie aux roues à se barrer de leur axe, pour imager un peu le truc. Du coup, les axes traversants ne me semblent pas une idée idiote, loin de là.
Voir, sur le site des vélos de Patrick, ce qu'il en dit sur ce sujet.
A+
Miles.
J'ai été voir le site des vélos de PAtrick (que j'aime bien car il est didactique et argumenté). Je n'ai rien trouvé spécifiquement sur les axes traversants. Par contre, il apporte des infos intéressantes et importantes sur l'importance du serrage de roues, notamment comme tu le dis avec les contraintes supplémentaires des freins à disque.
Mais revenons à la question: quel problème essayons-nous de résoudre?
1) la sécurité du freinage avec disques
2) La rigidité.
Pour moi, si on résout 1) on résout 2).
Est-ce que fondamentalement, la conception des fourches actuelles pose problème?
Pour moi 2 cas:
1) Fourches avec rebord et ouverture correctement orientée
2) fourches sans rebord et ouverture mal orientée.
Oublions 2) car aucun constructeur ne prendrait le risque de monter des freins à disques sur un fourche non conçue pour cela.
Donc venos à examiner le problème "by design" de la fourche "ouverte" (classique) par rapport à la problématique posée par les freins à disques.
Elle est claire (selon moi): une fourche classique semble poser plus de risque en cas de mauvaise fermeture du serrage rapide (lors de l'emploi de freins à disques).
Existe-t-il un moyen de contre-carrer ce risque sans remettre en cause le design des axes traditionnels?
Oui, bien sûr. La problématique existait avant les freins à disque: crochets, rebords plus marqués (qui empêchent une roue de sortir même lorsque l'attache rapide est complètement ouverte).
On pourrait très bien imaginer une attache rapide qui aurait un dispositif de verrouillage sur la patte du côté attache rapide.
Bien entendu, il faudrait une qualité de métal résistant à l'effort de serrage nécessaire (supérieur pour frein à disque), etc.
Bref, je pense que le problème sur les systèmes classiques est le risque d'avoir des composants non adaptés à la contraintes du freinage à disques, pas un problème fondamental de design.
Résoudre un vrai problème avec un nouveau design a un avantage marketing et commercial évident. Les fabricants ont les compétences et la créativité requises pour trouver des vraies améliorations au système existant avec le postulat de ne pas requérir une gamme nouvelle de roues, cadres et moyeux. Un design modifié des pattes et des attaches rapides, des spécifications particulières de qualité pour les composants devraient être suffisants.
Quant à la rigidité, qu'on n'essaie pas de me faire croire qu'il y a quoi que ce soit à gagner (en vrai, pas en théorie) avec un axe traversant par rapport à un montage classique correctement serré.
L'industrie de cycle a comme principal objectif de créer des nouveautés capables de générer un marché du renouvellement des vélos complets. L'axe traversant pour vélos de route est idéal pour eux, pas pour les consommateurs.
PS: Mon argumentation est faite par rapport à une pratique de vélo de route/gravel/VTT XC. Les axes traversants sont peut-être justifiés pour des vélos de DH/Dirt/etc qui sont plus proches d'une moto (sans moteur) que d'un vélo de route.