Salut,
Trouver des vêtements techniques légers, pas trop flashy, et qui sèchent rapidement, cela n'a rien d'un problème: on trouve ce genre d'articles à des prix abordables dans n'importe quel décathlon.
En fait, il faut savoir que n'importe quel tissu synthétique de qualité correcte, sèchera beaucoup plus vite que du coton. Aujourd'hui, ce n'est même plus un critère de choix, puisque toutes les fripes techniques sont forcément conçues pour... ne pas se gorger de transpiration. Alors, certes, certains produits sont meilleurs que d'autres, mais dans tous les cas, y compris en entrée de gamme, cela reste efficace.
En pratique, pour traverser la France en l'espace de quelques semaines, voire plusieurs mois, un cyclotouriste n'a pas besoin de grand chose:
- 2 maillots courts, dont un porté.
- 1 maillot long, plus chaud, réservé aux matinées frisquettes.
- 2 cuissards, dont un porté.
- 1 tenue de vile, pour l'après-vélo.
L'été, à moins que la météo ne soit vraiment pourave, on peut se permettre de laver maillot et cuissard tous les soirs. Ils seront secs le lendemain matin. Evidemment, si il pleut toute la journée, ça se complique un peu. D'où les vêtements en doublon, qu'on utilisera si ceux qu'on a porté la veille n'ont pas séché pendant la nuit. Dans ce cas, on évitera de ranger les fringues encore humides dans ses sacoches étanches. On aura plutôt avantage à les sangler sur le porte-bagage, par dessus tout le reste: quelques heures de route suffiront à les sécher. Sauf si la pluie persiste. Là, il n'y a pas de solution, si ce n'est d'être patient.
J'ajouterai, à toutes fins utiles, qu'il vaut toujours mieux prévoir le pire des scénarios, même dans le contexte d'un voyage estival: ne pas partir sans un pantalon étanche et respirant, et une veste légère dotée de propriétés similaires. Cela peut servir. Souvent. Pour la petite histoire, j'ai renoué avec le cyclotourisme en 2011, en me lançant dans une interminable expédition d'environ un mois, parcourant 2000 km du nord au sud de la France. A l'époque, je n'avais qu'un misérable K-way. Grosse erreur: après quelques jours de soleil presque caniculaire, j'ai eu droit à grosso modo trois semaines de flotte! La totale: du crachin, des orages violents, une tempête, de multiples draches longues de plusieurs heures, sans parler d'un vent glacial et quotidien. Certains jours, je me réfugiais sous des abribus parce que les averses étaient trop intenses, et il est arrivé que je m'arrête dans le premier bistrot ouvert, parce que je grelottais de froid. En plein mois d'aout! Faut dire que le thermomètre peinait à franchir la barre des 15°, l'après-midi.
A bon entendeur.
Miles.
Méfiez-vous des gens qui ne rient pas: ce ne sont pas des gens sérieux.