Il y a déjà quelques années _ comme le temps passe! _ que je poste de façon épisodique sur ce forum. Sans jamais vraiment entrer dans le détail de mes randonnées au long cours. Alors qu'il y aurait matière à écrire quelques lignes, aérées par une deux photos prises avec un modeste appareil même pas Reflex _ je serais bien incapable de maitriser le fonctionnement de ce genre d'usine à gaz de toutes façons.
C'est donc décidé, à l'occasion de la prochaine expédition, dont le départ approche à grands pas, j'ouvre cette filière.
Comme d'habitude, je partirais d'en bas de chez moi, à Saint-Quentin, dans l'Aisne.
Comme d'habitude, le voyage sera long, environ 1233,5 km, et certaines étapes seront plutôt ambitieuses, avec du dénivelé limite inquiétant, pour un sacochard lourdement chargé.
1) Le 10 Juillet: Saint-Quentin / Rethel: 102,5 km. 535 m de D+
2) Le 11 Juillet: Rethel / Vitry-le-François: 125 km. 515 m de D+
3) Le 12 Juillet: Vitry-le-François / Bar-sur-Seine: 98 km. 602 m de D+
4) Le 13 Juillet: Bar-sur-Seine / Avallon: 95 km. 825 m de D+
5) Le 14 Juillet: Avallon / Luzy: 96 km. 1579 m de D+
6) Le 15 Juillet: Luzy / Gannat: 114 km. 405 m de D+
7) Le 16 Juillet: j'ai le droit de souffler un peu, ou bien?
9) Le 18 Juillet: Aubusson / Egletons: 88 km. 1136 m de D+
10) Le 19 Juillet: Egletons / Souillac: 115 km. 2486 m de D+
11) Le 20 Juillet: Souillac / Bergerac: 101 km. 681 m de D+
12) Le 21 Juillet: Bergerac / Marmande: 57 km. 267 m de D+
13) Le 22 Juillet: Marmande / Parentis-en-Born: 132 km. 310 m de D+
Parentis-en-Born, c'est un petit bled perdu au fin fond des Landes, près de Biscarrosse. J'y resterai une quinzaine, en famille, avant de rentrer en train, du moins si la SNCF daigne ne pas faire grève à cette période là.
Comme d'habitude, je me suis efforcé de tracer un itinéraire parfois un peu engagé, mais globalement équilibré par des journées plus tranquilles et propices à la flânerie. Pas question de se la jouer couraillon trop cyclo-sportif, l'œil rivé sur le compteur que je ne veux toujours pas installer.
Et enfin, comme d'habitude, je roulerai, avec un immense plaisir, sur mon fidèle destrier, l'Amarante: un Koga Randonneur indestructible, indémodable, suréquipé, très confortable, lourd, quoique étrangement roulant. Au point que je l'ai renommé "la Marrante", parce qu'avec cette mûle, quelles que soient les difficultés rencontrées, on finit par s'en amuser. La Marrante est vive, espiègle, mais jamais caractérielle, et en cas de coup dur, elle a du répondant. L'est pas belle, ma monture?

Parenthèse sacocharde: cette année, j'ai beaucoup travaillé à réduire le poids du barda. Il fallut faire preuve d'astuce, trier, élaguer, modifier, rationaliser, sans pour autant renoncer à un certain confort, en basculant dans les extrêmes de l'utra-light (genre partir avec un tarp et un couteau de survie). C'est ainsi que le fourbi ne pèse plus que 18,2 kg, au lieu de 22 kg précédemment.
Inutile de vous dire que je trépigne d'impatience, en attendant de rouler sur la route de Parentis.
A+
Miles.


