cl19 a écrit :Concernant la réservation et le choix du train avec vélo pas de problème, c'est bien indiqué sur le site SNCF.
des questions (idiotes) pour le train avec le vélo et sacoches. Je n'ai pas trop l'habitude de prendre le train
Pour monter vous enlever les sacoches ?? ou bien ça passe par la porte sans rien enlever ??
Le wagon vélo est-il indiqué avant de monter ??
Bonjour,
Comme indiqué par Chelmi et Behrt, le train avec vélo, c'est souvent acrobatique.
Dans le détail: quasi-impossible de charger un vélo sans enlever les sacoches (sauf dans certains TER, j'y reviendrais). D'une, ça pèse le poids d'un âne mort, et de deux, les couloirs sont trop étroits pour que l'on puisse manœuvrer le vélo une fois monté dans le wagon. Alors, il faut démonter tout le fourbi, caser le vélo dans le compartiment puis redescendre pour s'occuper des sacoches restées sur le quai. En général, cela se passe bien, surtout l'été, parce que dans ce cas, il y a toujours un autre cyclo-touriste pour t'aider et réciproquement: on fait la chaîne, on manipule les montures à plusieurs, on papote. L'été dernier, par exemple, j'avais rencontré une famille en tandem + remorque avec enfants + matériel de camping. Imagine le merdier et l'encombrement...
A propos des trains et des différents types de compartiment: plusieurs cas de figures.
Dans les trains Corail, il s'agit le plus souvent de compartiments pour passagers recyclés (en retirant les sièges), donc, sans système pour suspendre les vélos en hauteur! La porte d'entrée est donc peu pratique, puisque de taille standard. Heureusement, ces compartiments sont indiqués par un pictogramme, et il peut y avoir plusieurs compartiments vélos par Corail, sur certaines lignes. Parfois, aussi, ce n'est pas un compartiment, juste une zone comportant des machins pour y suspendre quelques vélos. Dans les deux cas, on voyage dans un autre compartiment. Pour les bagages: on peut les stocker, au choix, dans les compartiments vélo _ ce qui permet de les "caler" si ils ne sont pas pendus à un crochet _ ou près de soi. Evidemment, on garde sa sacoche de guidon avec soi.
Pour l'anecdote, jadis, il existait, dans les Corails, de "vrais" compartiments vélos. On y entrait par un large rideau métallique, que le contrôleur devait ouvrir et fermer avec une clé spéciale. C'était bien plus pratique, et très spacieux, sauf qu'il fallait trouver un contrôleur pour opérer le chargement. C'est ainsi qu'un jour, alors que je devais descendre à La Roche sur Yon, faute de contrôleur, j'ai du passer, à la va-comme-je-te-pousse, par le couloir voyageurs, pour quasiment sauter du train à la Rochelle! A ma connaissance, ce type de compartiments n'existe plus. Pas sûr que ce soit un mal.
Dans les TGV, idem: il y a deux types de compartiment. L'un sans crochets. Dans ce cas, on voyage à côté de son vélo. La place est comptée (pas plus de 4 vélos, sinon, c'est chaud!), et il n'y a qu'un ou deux compartiments par train. Seconde possibilité: le compartiment photographié par Chelmi. Jamais expérimenté celui-là, pour ma part. Note que, ces dernières années, on trouve de plus en plus de TGV avec espace vélo, mais ça reste quand même moins fréquent que sur les trains Corail. a bon entendeur...
Enfin, il y a un autre type de trains: les TER ultra-modernes, ceux qui ressemblent à des petits TGV. Là, c'est pratique: les portes sont deux fois plus larges que dans n'importe quel autre train, et le plancher est plus bas, presque au niveau du quai. On peut donc _ si le train n'est pas trop bondé _ entrer sans problème avec son vélo, sans enlever les multiples sacoches. Bien sûr, il existe des crochets pour suspendre quelques montures, mais ce n'est pas obligatoire: les contrôleurs se montrent compréhensifs, si le trajet prévu n'est pas trop long (parce que démonter et remonter tout son fourbi, en l'espace d'une demi-heure, ou une heure, ben, c'est un peu pénible).
En résumé, le trip train + vélo, c'est potentiellement galère et stressant, mais on s'en sort toujours. Ce qui me gave le plus, en fait, ce sont les correspondances: quand il faut changer de quai, et donc, se taper des escaliers. Là, on se rend compte que peu de gares sont équipées d'ascenseurs accessibles aux handicapés avec fauteuils roulants. Or, cela permet au cyclo-touriste fatigué de mettre son vélo sacoché dans la cabine, et de descendre / monter avec (à Bordeaux, par exemple, j'ai pu gagner un temps précieux grâce à cette astuce). Autre agacement: les contrôleurs savent rarement où sera situé le compartiment vélo d'un train, voire le train lui-même (puisque désormais, le N° du quai ne s'affiche que 15 mn avant le départ du train). Bon, disons que ces menus détails désagréables font partie des joies du voyage.
A+
Miles.
Méfiez-vous des gens qui ne rient pas: ce ne sont pas des gens sérieux.