Et bien moi aussi j'ai roulé ce dimanche. Bien content car pour de multiples raisons que je ne vais pas détailler je n'ai quasiment plus roulé depuis le mois de juin, si ce n'est une trentaine de km en vacances sur des vtt de location sur la presqu'île de Rhuys dans le Morbihan.
Donc ce dimanche matin, nous voilà partis (assez tard) avec ma cyclote. Le plan: partir de la maison, commencer tous les 2 puis retour pour madame qui ne voilait faire que 30-40 km en raisons de douleurs au bras et par crainte de se retrouver gênée pour longtemps comme l'année dernière.
Nous sommes donc partis par des chemins que je connaissais, évidemment, mais que mon épouse ne connaissait pas, en tous cas par qq petites variantes de-ci de-là et une combinaison de routes inhabituelles en direction de de l'arrière-pays vers la Boissière. C'est le moyen de varier tout en restant près de chez soi.
Nous avons pique-niqué tous les 2 sur la place du village à La Boissière, avant de nous séparer, comme prévu. Mon objectif de l'après-midi était une boucle en passant par Saint Privat, sur les contre-forts du causse un peu avant Lodève. L'itinéraire: Aniane, le Pont du Diable (près de Saint Guilhem le Désert), Montpeyroux, Arboras et enfin Saint Privat. LA température était idéale, le soleil était voilé, ce qui a l'avantage de contenir la chaleur même si comme le dit Phil, ça atténue un peu les couleurs du paysage. Le gros point positif était l'absence de vent, contrairement à la veille. Dans notre pays, c'est vraiment un facteur limitant le cyclisme.
Lors des premiers km, les parcelles de vignes étaient dans leur grande majorité vendangées, ce qui est incroyable pour un 3 septembre. Au fur et à mesure que je grimpais sur les Terrasses du Larzac (AOC locale), la proportion s'est inversée.
A partir d'Arboras, la route passe en mode montée. Un regard vers un petit chemin à gauche me fait tomber sur le panneau de la rue: chemin vieux de Saint Privat (ma destination). Comme d'habitude, je ne peux résister à la tentation de partir à la découverte: pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Malgré mon vélo de course (la randonneuse est sur cales; il lui manque toujours un axe de RL AR), je m'engage sur cette petite route non goudronnée. Rapidement, elle se transforme en chemin de terre assez pierreux. J'hésite mais sans prendre de décision, donc je continue. Au bout de qq km le chemin n'est plus praticable. Je crains la crevaison et descend donc du vélo. Tout se passe bien. En tous cas c'est ce que je croyais. Je n'avais pas vu que mon pneu AR qui avait commencé à se déchapper lors de notre dernière sortie (mais je l'avais oublié), avait bien morflé dasn la pierraille. Mais pour l'instant, rien de grave. Je finis par rejoindre le bitume. J'avais perdu pas mal de temps pour pas grand chose, mais j'étais de retour en zone de confort.
Au bourg de Salces je fais une incursion dans le cœur de village. Bien m'en a pris, il est très typique et joli. L'église est ouverte, fait rare de nos jours. Ce n'est pas un oubli: le curé a pensé aux visiteurs car on est accueilli en musique, les quelques statues sont illuminées avec sobriété mais efficacité. Un embon est prévu avec des textes proposés aux visiteurs et est lui aussi éclairé. Rare! L'église est de style roman. Une belle découverte. C'est 1 km plus loin que je ressent les secousses sur la roue AR. JE découvre l'état misérable du pneu. La bande de chape se décolle sur 20 cm. Elle tient par l'un des côtés. Je décide donc de redescendre en coupant court à ma balade. Je suis à une cinquantaine de km de la maison. J'évite de prendre de la vitesse en descente: de toute façons ce n'est pas raide. LE paysage une fois ramené en bas est vraiment particulier. Je connais bien le coin mais la vallée sous Saint Jean de la BLaquière est spéciale et je la découvre, malgré le nombre de balade si proche. On y retrouve la ruffe, terre rouge du Salagou. Ici, elle alterne avec les plantations d'oliviers et de vignes.
Arrivé à Saint Félix de Lodez, je vise au plus court donc la direction Gignac. Je me prends pour un coureur du Tour sur ces longues lignes droites bordées de platanes. Normalement, je les fuis car elles sont chargés ces routes. Mais là, la proximité de l'autoroute (gratuite) rend la circulation très modeste donc parfaite pour un cyclo. J'aime bien ces beaux platanes centenaires...
Arrêt à Gignac pour acheter une boisson et là une explosion claque et me fait sursaute. Dans la même seconde je comprends que mon pneu vient d'"éclater. Je n'en ai pas de rechange, ni de chambre à air. Je répare, préviens ma femme de mes soucis et qu'il y a des risques qu'elle doive venir me chercher. En effet, qq km plus loin, le bruit du passage du pneu dans l'étrier m'averti que je ne terminerai pas la balade sur le vélo. 2ème crevaison. En fait le pneu a été ouvert ce qui a provoqué une hernie à l'issue prévisible. Ma femme vient avec la voiture balai. Comme Egareg, la sortie dominicale se termine en voiture. J'aurais fait le même nombre de km que Phil non loin de là mais je termine avec 87 km au GPS, mais après une très belle journée qui m'a donné de la joie de pédaler dasn de jolis paysages, de découvrir de nouveau lieux et de nouveaux chemins, sans oublier la rencontre avec un improbable propriétaire terrien d'Aniane venu acheter son pain à la boulangerie où j'ai crevé et avec qui j'ai discuté pendant la réparation: il connait une seule personne à Grenoble (ville de 400.000 habitant) et je la connaissais aussi! (j'ai grandi à Grenoble).
J'ai très mal géré mon affaire: pas de vérif du vélo avant de partir, pas de vérif sur la carte IGN avant de m'embarquer sur le chemin de terre d'où perte de temps pour moi et mon épouse. Mais au final une petite aventure bien sympa.
L'itinéraire
ici
Quelques photos

- Village des Salces (Saint Privat)
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- Paysage des ruffes près du Salagou
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- On prend le 52x11
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- Éclatement et réparation
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