Chronique de la Lune Noire,
Une bambée à deux vitesses,
Un récit à trois voix.
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Le récit commence avec cette "vieille" histoire (1 an déjà) des 7Majeurs, lancée en même temps dans une optique touristique que sportive. Je m'étais "pointé" en sachant déjà à l'avance en mon fort intérieur, que je venais gouter à un gateau, un trop gros gâteau. A l'époque, je n'avais jamais fait de montagne, même pas en miniature.
Je venais à la rencontre de cyclos (sans cyclotes hélàs). Le déroulé de ce premier projet avait confirmé la situation, avec un réel plaisir de découvrir la montagne, et rencontrer d'autres cyclos touristes.
Cette fois-ci, les conditions étaient un peu différentes, j'avais un peu d'entrainement. Je venais toujours dans ce prime objectif de rencontre cyclos/cyclotes, mais avec l'idée de suivre les cyclos plrésents. Les deux orientations (touristique/sportive) se retrouveront nénamoins confrontées à des niveaux différents dans la présente bambée. Ce sera d'ailleurs très vite une pierre angulaire dans le déroulement des 2000S de cette rencontre, en tout cas pour moi. Car comme si bien dit :
Beuzeville 130 a écrit : dim. 4 sept. 2022 10:17
Quidam a écrit : mer. 31 août 2022 00:20
Merci pour la ballade !
Ça donne envie de s'entraîner pour pouvoir espérer vous suivre un jour.
Pedrodelaluna a écrit : mer. 31 août 2022 09:04
J'aurais envie de te dire: tout le monde peut le faire, s'il veut le faire. Adapter les
moyens, les
plannings, les
délais, ... en clair le profil du défi personnel cyclo-touristico-sportif. Ce que tout le monde ne peut pas faire, c'est une étape du tour de France au rythme où ceux-ci le font...
Quoi ? s'entrainer ? défi personnel cyclo touristico sportif ?
...
C'est quand même compliqué de rouler de concert en haute montagne. Surtout que le groupe était plus qu'hétérogène...
En plaine, on peut toujours rouler un peu moins fort pour que tout le monde suive... mais dans un col. Il faut s'en tenir à son propre tempo. Sinon, on s'ennuie ou on s'écroule.
Pas sûr quand même que cela soit à portée de tout cyclo. Il faut ajouter deux paramètres, l'âge et la région de pratique. Et là, ça plombe le projet.
Je n'ai ainsi pas eu l'occasion de faire ce tour des 2000S en compagnie de J. et M., car effectivement les vitesses étaient différentes, trop différentes, et certaines difficultés étaient "bloquantes", notamment quand l'on atteignait des côtes à + de 10% après un trajet déjà exigeant. Quand on roule une peu trop vite, lorsque les difficultés supérieures arrivent, on craque. Ce fut mon cas. Dans les montées à taux inférieurs, le rythme de J. me convenait assez bien, mais dès l'arrivée de pointes/difficultés (relatives au taux moyen), je devenais le plomb de sécurité qui saute.
D'un point de vue sportif, ma progression en regard de l'année passée est notable, indiscutable, mais elle reste insuffisante pour suivre le rythme choisi pour opérer ces 2000S en 4 petits jours (3+1/2J.), nettement insuffisante pour suivre M. Rétrospectivement, je pense que cela m'aurait été possible de faire le tour, mais d'une part à un rythme moindre, et donc avec plus d'heures de roulage/jour, et d'autre part avec une prépa mentale différente. Mais J. et M., à peine sorti de leur épopée 7Majeurs en 2 jours, vivaient, vibraient à un rythme différent, totalement différent, et l'on ressent tout de suite une approche plus sportive que la mienne, une presque habitude de roulage à 2, en fait ils sont dans la continuité du deuxième défi "sportif" 7M (le version 48h), même si probablement dans le cas présent plus en reconnaissance pour un deuxième passage en moins de temps (cf. "moins de 60h" selon M.). Simplement une question de vitesse. (cf. propos de Scrat)
PS.: je ne pense pas avoir fait d'erreur dans ma retranscription de trace, mais si vous voyez un truc, J, M.... dit-le.
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Raison d'un itinéraire, récit différent. Lançons-nous dans celui-ci.
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J'arriverai le dimanche en milieu d'après-midi, sans l'occasion de me préparer à l'altitude, mais pour avoir le temps de préparer un peu mes affaires emballées à la hâte 2 mois plus tôt. Car en effet, je ne partais pas vraiment de chez moi. Je viendrai avec "BlackBird", et non mon bleu renommé en "Alizée." Un tri des sacs de voyages, emballés sous l'oeil critique de M. deux sacoches front-low rider, l'une avec le couchage, l'autre avec les vêtements, une sacoche longiligne de cadre pour le portefeuille et les graines, et une sacoche très légère de selle pour le fourre-tout et achats éventuels (une petite tomme de chèvre/brebis p.ex.). En arrivant ainsi assez tôt, j'ai la chance de pouvoir papoter avec M., et de rencontrer sa compagne! Les sujets de discussions iront bon train, aussi divers que variés. Discuter. Echanger. Ces moments si importants qui font que nous sommes humains, et non juste des surnoms sur une page web. C'est aussi l'occasion de découvrir l'un des talents de M., en admirant ses oeuvres de lutherie, de magnifiques guitares! Et vraiment!
L'attente de J. passera ainsi très vite, J. dont l'arrivée sonnera le début de l'apero-fromage ^^ Discussion sur ce qui a été fait ou qui sera fait, plannings, programmes, ... ou tout autre. En bref, ces moments qui font la richesses des rencontres cyclotes.
Nous partirons avant l'aube de ce lundi. Il fait noir, très noir, et les trous peuplant la sortie du village ne me facilitent pas la tâche. M. est déjà loin devant. J. me suit avec ses 2 sandales, comme moi. Rejoindre ainsi très rapidement Albertville pour suivre la vallée et filer vers la "grande" Madeleine, suffisament vite que pour ne pas être sous le cagnard, ni envahit par trop de monde. La grimpette se fera non sans difficulté, mais accessible, avec une pause du côté de Celliers. Une comparaison été/hivers donne du relief à ce que peut (pouvait) être les variation de saison. Le dernier tronçon de la Madeleine est sans doute le plus dur, et sera ainsi le premier indicateur d'une différence de rythme notable de rythme à mes yeux. Mais que la vallée est belle. S'arrêter vite pour une photo, mais ne pas trainer, ne pas les retarder.
La descente se fera rapidement, plutôt ludique d'ailleurs, car le Glandon et la Croix de Fer nous attendent. Bien sûr certaines 4 roues seront genantes, parfois menaçantes, mais nous descendront très calmement "safety". Les températures montent doucement, et il commence à faire chaud. Le soleil tape en fait, mais ce sera surtout un premier puis un deuxième tronçon du Glandon qui me feront mettre pied à terre, les jambes dures et bétonnées du rythme que je leur aurai asséné depuis le départ à cette teméprature, alors qu'elles n'en ont pas l'habitude, face à une grimpette particulièrement piquante. Un Glandon qui sur le papier ne semblait pas si "hard", mais qui après une grande Madeleine, ne laisse pas certains tronçons se faire digérer aussi facilement que cela... D'ailleurs, d'autres y auront souffert aussi comme une plaque commmémorative le relate. Enfin, dernière difficulté de la journée, le col de la Croix de Fer qui sera presqu'une formalité, un détail, en regard de ce qui précédait.
Nous continuons le chemin et si mes compagnons souhaitent encore prendre le col du Mollard en ce premier jour, il m'encouragent à prendre l'autre versant plus doux, avec des tunnels (attention les feux) et ainsi trouver déjà un point de ravitaillement sympathique dans la vallée. Les pentes abruptes de la vallée sont très perceptibles et ce petit "raccourci" me permettra de bénéficier de pentes + et - tout à fait accesibles, et de points de vues (notamment sur le Mollard, ou sur la ville et ses industries). Je trouverai ainsi sur la place principale un lieu où prendre un bon Spaghbol, enfin, bon, c'est relatif, car sir la cuisson l'était, la viande était asseptisée.
La nuit sur un bon petit matelas gonflable sera bonne, et plutôt calme pour une nuit en bivouac. Je me réveillerai néanmoins régulièrement, et à l'heure demandée par M., je viderai mon matelas en signe de réveil (plutôt doux). La journée s'annonce ensoleillée, mais les raideurs se rappellent à mon bon souvenir. On file assez rapidement vers le col d'Albane, laissant derrière nous cette vallée au caractère industriel notable, et avançons dans ces lacets qui me feront abandonner l'aventures de mes comparses. Il n'y parait pas mais ce col est dur, aussi dur sans doute que sa beauté et sa sérénité. Il commence peut-être doucement, mais après viennent des tronçons bien piquants me faisant perdre le rythme de J. malgré le soutien psycho de M. qui tentera de me "pousser" en restant derrière moi sur quelques tronçons.
Nous prendrons un chemin blanc, même gris obligeant même M. à mettre mied à terre ^^ , dont notre innocence à J. et moi (en tout cas pour moi), ne nous fera pas reconnaitre la dangerosité du site.
Je prendrai donc le Télégraphe, ce qui me permettra de voir la ligne de ce chemin gris, et ce qui le surplombe.
Je rejoindrai ensuite la vallée pour rejoindre le pied de l'Iseran et sa "petite" Madeleine. Je prendrai la voie 30 Haute-Mauriennaise, qui entre Saint-Martin d'Arc et Modane suit la nationale/autoroute/voie ferrée/cours d'eau, et qui à Modane prend de la hauteur par les forts et Aussois, jusque Val Cenis si l'on suit quelques chemins blancs. Ensuite, remonter à Bessan semble être une formalité, excepté que la "petite" Madeleine, porte d'entrée vers le pied de l'Iseran, débute sans être tendre. Elle est courte, mais à ne pas prendre à la légère, une petite surprenante.
Ce sera l'occasion de rencontrer deux cyclotes avec qui la discussion débutera et se poursuivra. En effet, ayant un logement de vacances à Bessans, on me propose de dormir à l'abri dans une pièce d'amis. Dans mon souhait de ne pas déranger, appréciant la discrétion, et étant dans mes débuts du "voyage à vélo longue distance", mon premier réflexe me porte vers le refus, mais je me retiens, ... et me dis "pourquoi pas?" C'est l'occasion de rencontrer d'autres personnes, échanger, ce qui débouchera au final sur une excellente soirée auprès de mes 4 hôtes. Ce sont je trouve des moments comme ceux-là qui donnent tout leur sens à la rencontre humaine au hasard de pérégrination de la vie, et qui marquent la mémoire. Un excellent souvenir, j'essaierai de leur envoyer une carte de remerciement. Une salade, une excellente ratatouille accompagné de couscous, et pour fini une tarte aux myrtilles du jour donneront à cette soirée en toute simplicité un reflet de fête à mes yeux, en regard de la baguette et des tranches de jambon qui m'attendaient ^^ Enfin, une nuit au calme précédée d'une bonne douche sont également un indéniable remontant pour la suite du trajet.
Je quitterai mes hôtes au lever du premier d'entre eux, car l'Iseran m'attend, et ce n'est pas un petit morceau. La montée se fera à l'aube naissante sur la vallée, fraîche et je ne serai rattrapé qu'à 2km du sommet par les premiers cyclo-sportifs, ou encore par ce club de "ski de randonnée d'été" qui effectue son entrainement à monter un col avec ces drôles de long patins à 2 roulettes. Ces athlètes impressionnent par leur stature, musculature de l'ensemble du corps qui donnent un équilibre à leur physionomie assez impressionnant. (pas de photos, respect de la vie privée). Mais comment freiner avec ces bouts de planches à 2 roulettes ? Ils semblent ne faire que la montée, mais est-ce certain ?
On peut encore admirer quelques lambeaux de neige/glace, derniers vestiges d'une ère moins tempérée.
Quoi qu'il en soit, le nombre de visiteurs demeure assez faible, le col n'est pas vide, mais il est aisé de se déplacer à cette heure relativement matinale. La température est encore bonne, et un cyclo-randonneur effectuant le trajet inverse me salue et m'encourage: il a du peps lui, équipé également en front low rider. J'attendrai une petite heure en haut de l'Iseran mais n'y verrai pas arriver J. et M. : Je repars.
Par contre une fois passer l'Iseran, ce sera une descente presque folle vers la suite du programme. Un premier pan de descente propre à l'Iseran, la traversée de Val d'Isère où les maisons montrent une richesse urbanistique indéniable, puis une longue descente vers le pied du petit Saint-Bernard. La première partie est peut-être plus technique, plus montagnarde, mais le deuxième tronçon laisse la possibilité de "se lâcher", enfin pas tout à fait. Les tunnels annoncés seront pires qu'imaginés. "Rester dans la lumière" disent-ils aux cyclos... On veut bien, mais QUELLE lumière ? ? ? Ils en ont de bonnes EUX, les gestionnaires...! Deux tunnels sont ainsi totalement dans le noir, avec des fuites de tuyauterie naturelle au plafond... Le meilleur moyen pour en sortir (vivant?), c'est sans doute de foncer. Le hic, je ne vois même pas ma roue avant dans ces 2 tunnels. Heureusement qu'on le fait en descente! A chacun sa croix, mais assurément, je déconseille la grimpette de l'Iseran en montant la vallée de ce côté là, du moins sans être accompagné par une caravane de sécurité... Je comprend mieux certains propos lors de l'évaluation du sens de cette bambée.
Sans m'en rendre compte, je descendrai donc de Val d'Isère à plus de 30kmh de moyenne, plus de 60 kmh de pointe, et n'aurai que de rares photos jusqu'à la halte au pied du petit Saint-Bernard. La vue y est magnifique, et je me rend compte avoir subit le soleil assez durement. Le visage a pris un peu dirons-nous. Je m'abrite bien encore plus à l'ombre possible, et clairement, repartir sous ce cagnard ne sera pas une bonne idée pour moi. En attendant, je profite de ce resto-hotel, un peu cher à mon goût, mais bien sympathique et accueillant au demeurant. J'y attendrai mes amis.
J'attendrai ainsi 2 heures avant d'avoir des nouvelles de M. et J., arrêté 35 minutes plus haut, à Val d'Isère. Ils m'informent alors qu'ils ne rentreront pas dans Foy sur Tarentaise, je suis en-dessous de la trace, le logiciel m'aurait trompé, et ils ne souhaitent pas descendre à la mairie où je leur propose de se retrouver à la fontaine, prenant un chemin 40 mètres plus haut et allant plus directement sur le haut du village. Ils m'encouragent à redémarrer, ce que je ne souhaite pas sous le soleil trop cuisant. Avisant de la situation, me retrouvant seul pour un bout de temps, j'opte alors pour un versant moins ensoleillé, carrément ombragé, et traverse ainsi l'Isère pour passer par Villaroger. J'aurai ainsi de belles vues vers le petit Saint-Bernard. Tout de suite l'exposition au soleil diminue, les températures sont plus clémentes, et une voie royale se dévoile vers Bourg-Saint-Maurice : un ancien chemin réhabilité en piste cyclable double, la 68, chemin des villages. Je passe à la pharmacie refaire le plein de crème solaire pour mon visage, crème vidée précédemment et continue vers le Cormet de Roselend.
L'objectif : un bon Bivouac, ce que je trouve assez aisément du côté de Bonneval-les-bains. J'y arrive bien tôt, afin de pouvoir éventuellement être dans le timing de J. et M., dont je crains que l'arrêt au refuge ne soit compromis par les réservations ou autres. Je repartirai néanmoins et trouverai même une prairie pour J. et M., néanmoins ils ne parviendront pas jusque là. Ce bivouac sera une belle nuit à la pleine étoile, en solo, et sans lune. La densité de grillons et de criquets me fera oublier le bruit des torrents pas si lointains pourtant, tellement l'orchestre est organisé et puissant. Une vache pourrait venir que je ne l'entendrais pas se pointer ^^ La vue sur la vallée et Bourg-Saint-Maurice, puis vers le versant opposé est magnifique. Aucun loup ne viendra me lécher le museau, malgré le calme environnant. Je ne devais pas assez sentir le mouton... Mais aussi reposante fut cette nuit, aussi courte fut-elle également. Je me réveillerai dans la nuit noire avant le petit matin, avec un orchestre à présent partiellement en sourdine et sans pouvoir me rendormir, je déciderai de voir le lever de soleil depuis le col. Y arriverais-je à temps?
Il fait frais, même froid! température approximative : 11° On vérifie trois fois de ne rien oublier dans la prairie, puis on redémarre. Pas un bruit, seul parfois le cliquet de mes calles SPD lors de petits arrêts me rappelle que je suis seul, absolument tout seul, dans une nuit sans lune. Le calme, la sérénité, un chemin éclairé par ma Lezyne, pas de trous, le bitume s'efface sous ma roue. Les ombres environnantes, une fois passé les premiers vrais lacets, sont magnifiques. La vallée est là, rien que pour mes yeux, mes oreilles, ... je respire cette ambiance et vois au bout de quelques km les rares lumières soit du seul/dernier patelin (Les Chapieux et les Chalets de Raja), soit (rouge/vert/clignotant) des installations de contrôle des eaux/électricité.
Je vois alors se lever une lune noire, éphémères moments de trompe l'oeil où les appareils photos ne rendent absolument pas hommage à la beauté de l'instant.
Dans ces instants magiques, et avec un peu d'imagination quand même, on pourrait se croire sur Mars ou Jupiter avec la levée d'une lune fantomatique, mais le tintement de cloches bovines et les premiers mouvements dans les camping-car ne laissent pas l'imagination partir bien entendu. Au début, le pourtour n'est qu'indistinct, car seule le côté faisant face au soleil est éclairée, et invisible à nos yeux. Seul le halo de réverbération est perceptible sur une moitié. Petit à petit, avec son levé, le dernier croissant apparaîtra plus clairement, mais il fera rapidement place à un lever de soleil haut en couleur.
Pas de voitures pour gâcher ces instants magiques, pas de motos bruyantes : RIEN. J'arrive après une montée plutôt tranquille, mais en ce qui me semble des instants trop courts en haut du Cormet, où quelques voitures/caravanes stagnent au parking sans doute pour les itinéraires randonnées à pieds dans la Vanoise. Une personne est active, à la traite de ses 150 vaches, avec son pick-up. Je m'arrête une bonne heure, et attend en même temps le lever du soleil, que l'arrivée de mes amis. Il fait froid, maintenant très froid, et la température a baissé à 6-8°, c'est l'heure la plus froide du jour, ou de la nuit. Une petite brise me fait m'envelopper dans mon bivi.
Je descendrai ensuite au refuge me prendre un chocolat chaud, bien nécessaire avant de continuer vers le lac et le col des prés. Un batiment curieux le long du lac attire mon regard. Une toilette publique! Une toilette sèche. Le lieu est propre, sans odeur quasi, et je trouve l'installation absolument impeccable. De telles installations devraient se généraliser à bien des endroits! Une fois atteint le "premier" puis "deuxième" col des prés, je rebrousserai chemin jusqu'au resto, mais aucun réseau n'est disponible et ce depuis un certain temps. J'attendrai M. et J. pendant une heure, mais sans possibilité de les prévenir de ma position.
Je continuerai ensuite à défaut, entamant cette descente du diable, faisant chauffer les jantes et laissant imaginer ce que serait la difficulté de monter cela (sens horaire) pour me diriger vers Beaufort puis Albertville. A Villard-sur-Doron, ils parviennent à me joindre : rdz à Conflans. Une descente assez rapide me fera atteindre le bas de Conflans... à fichtre, il faut remonter cela. Aie, c'est piquant nondidjiu ^^ M. me précisera par la suite que j'aurais du tourner plus tôt pour quitter la voie principale, et m'épargner ainsi ce raidard, que l'on peut presque qualifier de mur (en référence aux murs de Grammont, de Huy, ...). Nous prendrons ainsi à trois une bonne bière, et j'irai chercher le tampon de J., dernier manquant sur sa carte et pour M. également. C'est marrant ces tampons.
Puis J. nous quittera pour un train tout juste disponible, et nous retournerons rejoindre la compagne de M. qui nous attend à Montailleur. Pas de sieste pour moi, mais un repos, quelques discussions, un bon repas du midi comme du soir. Je partirai au petit matin, les quittant en leur transmettant mes meilleurs sentiments, toutes mes pensées, et ainsi prendre les petites routes vers la Haute-Saône, rejoindre J. et Y. à qui je prévoyais de rendre visite.
Ces 2000S, se clôture pour moi sur 4 jours, près de 400km et un peu plus de 10.000m de dénivelé positif. Ca va encore je crois ^^
Je prendrai un premier col, faisant le chemin inverse de J. quelques jours auparavant, le cold de Tamié. Le trajet se passera très bien, en voiture il faut le dire. Depuis Annecy, je trainerai la pluie derrière mois, ce qui sans doute était fort attendue car partout, des plaques de sècheresses, végétation morte, se montrent. On passe un col (de la Sierra), ne faut-il pas faire une petite photo? Les pentes dans le Juras semblent bien douces en regards du vécus, mais leur longueur n'a rien à envier à celles d'Ardèche.
Une photo comme celle-ci validera-t-elle le passage d'un col ? ^^
Je rejoindrai ainsi les abords de Vesoul, pour une deuxième rencontre cyclos-cyclotes qui rajoutera encore d'excellents moments de roulage (50km+) comme de discussions et repas. Une végétation aux tendances automnales, des clochers d'églises typiques, des toits aux tuiles colorées, quelques belles demeures et château, de l'Histoire, pour ensuite aller découvrir un château en restauration "portes ouvertes", avec orchestre.
ArtoutVent nous proposera une belle évasion orchestrale très variée. Une super journée également! Le plaisir de revoir des amis aussi. Tout cela pour en faire une semaine "presque" parfaite de balades cyclopediques et de rencontres. Au dimanche matin, ce sera retour à la maison.
Enfin, et le plus important:
- Merci à M. et sa compagne pour son accueil, la préparation, l'idée, le soutien,... et vous transmet mes meilleures pensées,
- Merci à J. pour son sourire, sa gaîté insatiable (serait-il heureux par hasard?) , son entrain, ses propos encourageants, ... et te transmet mes espérance pour un pied qui récupère,
- Merci à J. et Y. pour ces moments partagés, pour l'accueil, pour tout quoi, ... et espère à une prochaine opportunité ^^
- Merci à G. et sa famille pour leur accueil à Bessans,
- Merci à vous de nous lire ^^
- Merci

La vie, c'est comme la bicyclette.
Il faut avancer pour ne pas tomber.