Des bornes en Bornes*
Grosses journée hier. Vélo le matin, rando l'après-midi.
Le soir, nous dînons chez le fiston installé à St Pierre en Faucigny. Donc l'idée est de partir du chalet à St Gervais en TER jusqu'à La Roche pour faire une bambée montagnarde dans des coins que je ne connais pas, du moins l'été et de cocher un ou 2 cols. Depuis très très longtemps, je voulais faire le col des Glières, d'où le point de départ à la Roche. L'idée: descendre prendre le premier TER au Fayet. Les enf...... de la SNCF m'ont fait un sale coup: TER 5h49. Malgré la rencontre dans le noir dans la descente vers le Fayet d'un troupeau de vaches en route pour la traite (pas éclairé) qui m'a bien ralenti, j'arrive à temps à la gare. Et là:

le premier train à l'écran est le TER de 6h33. Sur le quai A, où se trouvent les trains au départ, en général, rien. J'avaise un TER sur un autre quai, allumé, mais avec le texte "ce train ne prend pas de voyageurs". Train non annoncé, je me dis que j'ai un peu abusé du génépi et que l'horaire était de 5h39 et donc que j'ai loupé mon TER. Me voilà parti sur mon vélo; je préfère rouler 1 h jusqu'à Cluses pour me faire rattraper par le prochain TER (de 6h33), plutôt que d'attendre en gare. Mais en sortant de la gare, à 6h49, je vois le TER qui se met en route!!! Les salauds! Même pas foutus d'afficher correctement le prochain train au départ! J'avais eu un doute et failli aller voir dans la rame allumée et avais finalement renoncé, tant par flemme que me disant que quand même, je n'avais jamais vu de train au départ non annoncé. Ben si! Au Fayet c'est possible!
J'ai donc rajouté 20 km, car finalement j'ai assuré. Passant à côté de la gare de Magland, avant Cluses, j'ai préféré attendre là, après être passé à la boulangerie prendre un pain aux raisins.
Bref, c'est vers 7h20 que je décolle de la Roche/Foron, en direction du plateau des Glières. Je m'élève par de jolies routes jusqu'au col de Fleuries.

Je perds un peu de temps car ma selle est mal réglée sur mon Look sur lequel j'ai dû démonter la tige de selle et retirer la selle. 2 tâtonnements seront nécessaires pour retrouver la bonne position. Avec 2000m de D+ devant moi, et de bon raidards, mieux vaut avoir la bonne position sur le vélo pour éviter les soucis. D'ailleurs, j'ai senti très vite un début de douleur à l'aine et c'est ce qui m'a poussé à m'arrêter de suite pour faire les réglages adéquats.
Je redescends vers Fillières. Jolie vallée dans la lumière matinale.
On devine l'entrée dans la vallée de la Fillière qui m'amène au pied de l'ascension vers le Col des Glières. C'est juste après Nant Sec que la route se cabre.
C'est parti pour 600m de dénivelé à 8,6% de moyenne. Une montée très régulière, sans aucun moment pour souffler. Il fait bon, ce versant est à l'ombre. Aucun cyclo, (j'en suis surpris), mais plusieurs voitures, principalement de haut-savoyards, des locaux qui montent se balader. Je suis bien installé et je progresse à mon rythme, sur le 2ème plateau (40) et je resterai dessus jusqu'en haut, grimpant à faible cadence sur le 23 principalement, gardant le 26 pour les passages à 10%.
Un touriste (13) me double sans visibilité. Si un véhicule était arrivé vite en face, genre cyclo descendeur, il n'avait le choix qu'entre m'écraser en serrant à droite ou la collision frontale (j'irai m'expliquer avec lui en haut du col où il s'est garé et partait en balade

).
En haut c'est magnifique.

C'est un haut lieu de la resistance. Un mémorial et un monument témoignent de l'histoire du maquis des Glières.

Malheureusement, pas le temps d'y aller (en plus, il n'était pas encore ouvert. Petite photo du centre de vacances où ma fille a été animatrice 2 étés de suite jusqu'à l'année dernière pour lui envoyer un petit message en clin d'oeil (elle est en Amérique du Sud).
Après le col, sur le plateau, la route n'est plus goudronnée (ça avait fait un peu polémique quand le TDF y était passé il y a 3 ou 4 ans), mais ça ne dure pas. Après le plateau, c'est une descente raide qui arrive et il faut faire bien attention à ne pas se laisser embarquer. Je ne dépasserai donc pas le 60. De ce côté et à cette heure, les cyclos sont nombreux. Il y a suffisamment de voitures pour obliger à faire attention.
Malheureusement, en bas de la descente, je n'évite pas suffisamment un trou dans la route: je pince. Démontage/remontage. La plupart des cyclos qui montent me demandent si tout va bien et plusieurs me proposeront de m'aider.

:
Après un peu de route assez passante, celle qui permet d'entrer dasn le massif par le Nord, je bifurque par ce qui doit être l'ancienne route de Bonneville au Petit Bornand. Super agréable. Personne, belle vue sur la vallée.

Au niveau d'une jolie chapelle, je quitte cette route pour passer un petit col. La route est minuscule. Elle monte au hameau de Prêlaz. C'est du costaud. 3 km à plus de 10% de moyenne, dont 1,5 km à plus de 14%. Inutile de préciser que je suis passé cette fois-ci tout à gauche, 30x26. La roue avant a des velléité de quitter le bitume. Il faut rester en appui sur le cintre, avec ce Look aux bases courtes.
Si la route jusqu'au Prêlaz était étroite, elle devient carrément minuscule dans le hameau, au point de me demander si je n'avais pas fait erreur, ne voyant pas la route contourner la maison devant.

Montée après le Prêlaz.

J'arrive essoufflé en haut de cette côte au plateau d'Andey, au lieu-dit "Sur le Saix". Ca ne s'invente pas...

De là-haut, la vue est splendide sur la basse vallée de l'Arve jusqu'au lac Léman et les crêtes du Jura.

Je fasi une courte pause avant la descente, car celle-ci sera suivie d'une dernière montée. J'ai déjeuné à 5h. Arrivé au croisement où je devasi m'engager pour cette dernière montée, je trouve une route fermée. La DDE agrandit la route et elle est fermée pendant 5 mois (j'apprendrai plus tard qu'ils tirent des mines donc pas question de braver l'interdiction, me voilà à remonter 2 km raides que je viens de descendre. Je passe par en haut. LA route construite dasn la falaise est somptueuse. On ne s'y croise qu'aux emplacements prévus pour ça. C'est rude car j'approche les 2000 m de D+ depuis le matin mais je me régale.

Finalement, je ne ferai pas les 13 km qui me séparent de mon point de rdv avec mon épouse, à Cluses, à cause du retard de mon TER et de ma crevaison. Nous nous rejoindrons à Mont-Saxonneix pour le pique-nique avant de monter jusqu'au plateau de Solaison d'où partira notre très belle randonnée à pieds.

Je rejouterai donc 7 km et près de 500m de D+ pédestres pour finir cette journée dans un massif splendide et peu fréquenté comparé aux voisins "iconiques" du côté de Chamonix, Megève ou Morzine.
Vue du sommet des rocher de Leschaux
*Bornes: massif calcaire des préalpes situé entre Genève et le Mont-Blanc.
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