Bonjour,
pour avoir par mon ancien métier, eu l'occasion de beaucoup chier dans les bois, j'ai pu faire quelques observations qui devraient vous rassurer. Les forêts sont peuplées d'animaux, et pourtant vous y trouver nettement moins de fèces que sur un trottoir parisien, même si le ramassage de crottes s'est malgré tour répandu. Dans la nature ceux que nous nommons avec difficulté, un peu gênés par ce déchet organique qu'il faut bien évacuer, fait le bonheur de bien d'autres êtres vivants dont il est le pain quotidien. Merci mouches, bouviers et autres coprophages qui valorisez en le réutilisant le déchet merdeux d'êtres vivants bien plus gros que vous.
Je n'ai jamais lu le fameux best-seller, mais je tire de mes observations de terrain :
- en période active de végétation, la merde disparait en quelques jours.
- la méthode qui me parait la plus écologique. Trouver un coin un peu éloigné des chemins. Déposer son offrande à même le sol en osant à la regarder en face. Je ne suis pas partisan de l'enterrer, pas la peine de déranger la faune qui vit sous terre parce que nos parents nous ont dit que le caca c'était sale, éventuellement mettre quelques feuilles dessus, même si le risque, faible, est qu'un promeneur posant innocemment le pied sur des feuilles mortes se mettent à pousser des jurons. Et plutôt que de se torcher le derrière, on utilise de l'eau, à la musulmane. La mousse humide c'est pas mal aussi, mais on dérange aussi des petites bêtes. L'hiver, la neige c'est pas mal et ça resserre les tissus.

On évite évidemment les bordures de cours d'eau et la flotte en général (fausse impression de propreté et vrai risque bactériologique).
Et on évite les bords de parking, où nos frères humains, habitués à la présence de lieux d'aisances (que la densification de l'habitat rend nécessaires), ornent d'étrons jetés à la va-vite, plus effrayé par la forêt que par le risque d'être surpris accroupi.