Bonjour à tous,
La semaine passée j'étais sur les terres de Christophe, pour 3 jours au dessus d'Argelès-Gazost (Lourdes).
La priorité étant au temps familial, je n'ai fait qu'une sortie à vélo. Et encore, un départ matinal pour être de retour afin de partir en rando à pieds à 10h00.
J'ai pu constater dès l'arrivé sur zone l'affluence touristique en ce WE du 15 août, notamment sur les routes. Vous connaissez mon aversion pour les routes sur lesqsuelle il faut disputer le bitume au nombreux autres engins, notamment à moteur. J'ai donc concocté une petite rando matinale 3/4 route 1/4 gravel. L'objectif initial (non réalisé par manque de temps) était de rejoindre le Col de Soulor par une foultitude de petits cols dont le Col de Bazès. J'ai laissé la voiture à Argelès -Gazost (j'aurais pu partir à vélo mais j'étais contraint par l'horaire) que j'ai quitté par le vallon de Bergons, la route du col de Spandelles.
J'ai démarré plus tard que prévu car le soleil se lève 1/4 plus tard là-bas. La montée à la fraîche était très agréable. J'ai pour la première fois depuis longtemps observé une très belle et grande biche: l'avantage d'être le premier sur des routes peu passantes. Elle a marché sur un branche qui a craqué. J'ai donc pu la repérer et la voir très bien dasn cette sapinière bien propre, avant qu'elle ne détalle hors de ma vue. Pas de photos possible: tout est allé très vite et la lumière manquait. C'est quand même super de voir de si grands animaux. Peu de temps avant, je me suis trouvé face à face avec un chevreuil sur la route en sortant d'Argelès. Une rencontre beaucoup plus fréquente que celle d'un cerf.
La montée du col de Spandelles par le vallon du Bergons est très calme.

Pas franchement difficile même si quelques raidillons obligent à relancer un peu de temps en temps. Le bonheur est dans l'immersion dans une belle nature calme.

Dasn cette ascension, on est pas mal dasn les bois. Elle n'offre pas les vues sur les montagnes plus hautes.

Pour cela il aurait fallu grimper jusqu'au col. Mais j'ai bifurqué par le refuge d'Haugarou. La trace emprunte alors très largement des chemins forestiers bien roulants qui servent de pistes de fond au domaine du Val d'Azun en hiver.

Le passage au col de Couraduque ramène à un monde plus civilisé: parking, bitume et constructions plutôt prévues pour l'hiver. LE temps de contempler le splendide paysage vers les montagnes plus hautes,

je repars en direction d'une série de petits cols "muletiers". J'avais troqué les Schwalbe Marathon pour les Michelin Country Rock plus adaptés aux routes forestières caillouteuses et aux chemins de montagne. L'arrivée au Col de Bazès est magnifique: le pic du même nom, tout proche, est très beau et la vue se découvre vers l'Ouest. Les estives remplacent les forêts.
J'étais bien tenté de poursuivre comme prévu mais il me faut rebrousser chemin pour tenir ma promesse de partir à 10h00 vers le Cirque de Troumouse avec la famille (évidemment, ils ne seront pas prêts et je ronge mon frein). L'idée était de poursuivre par les chemins d'estive jusqu'au Soulor et de redescendre à toute berzingue. Las, je redescend prudemment par un chemin un peu différent. Mes Michelin ne me semblent pas particulièrement accrocheurs et l'herbe encore pleine de rosée me semble glissante. Je rattrape rapidement le bitume au col de Couraduque et dévale vers la voiture. J'ai quand même eu la surprise de me trouver nez à nez avec des vaches en liberté sur la route.

Je ferai plus gaffe jusqu'à la barrière canadienne.
J'étais dans le coin en séjour chez ma belle sœur qui a acheté récemment une maison qu'ils retapent. Donc je compte bien revenir et faire en complet cette boucle, ou même faire la boucle Spandelles - Soulor voire Aubisque. Mais je vais choisir l'époque pour aller au Tourmalet car la circulation sur la route Argelès - Luz St Sauveur m'a semblé une horrible. Je n'ai pas une seule seconde envié les nombreux cyclistes (sur des vélos plus rutilants et carbonisés les uns que les autres, avec des tenues fluo à qui mieux mieux, couleurs de sponsors etc) que j'ai doublés dans la montée (bouchons à la descente!!!).
C'est vrai que j'y étais la semaine du 15 août. J'ai été refroidi par le monde partout et notamment sur les routes des cols connus. C'était ma motivation pour concocter cet itinéraire où je n'ai pas vu un seul cyclo avant de redescendre sur Aucun. La route du Soulor, elle, était déjà bien chargée peu après 9h00 ...
Au toal, 38 km et 1100 m de D+