Hier j'ai roulé, mais pas seulement !
Voici le récit de ma journée :
Dimanche 11 août 2013.
Le Glaude s'est encore lancé dans un de ces voyages fous. Cette fois-ci, quittant Faverges, il s'est dirigé vers la Source de la Seine et s'est mis en tête de remonter le fleuve jusqu'à son embouchure. Son parcours l'amenait donc tout naturellement à passer par Rouen, et c'est tout aussi naturellement que je lui ai proposé d'aller à sa rencontre en ce dimanche 11 août.
Je décolle de Pavilly vers 8h30. Direction Rouen. Je ne vais jamais à Rouen en vélo, j'évite même de m'en approcher. Aucun intérêt pour moi d'aller rouler en ville ! Mais une fois n'est pas coutume, et je veux prendre la route de Claude en sens inverse pour être certain de ne pas le louper.

A l'approche du Pont Flaubert par la piste cyclable.

Les quais bas, rive droite, déserts vers 09h30 le dimanche matin.
Remontant le courant, quittant Rouen par les quais, je rencontre un papy sur un vélo électrique qui me renseigne sur les possibilités de continuer par la voie sur berge. Il m'avouera ne se servir de l'assistance électrique que pendant la dernière côte qui le ramène chez lui. A 81 ans on le pardonnera.
Puis c'est la D6015, ex N15. Bof...
J'occulte la boucle de Seine passant par Elbeuf, je suis de bonne heure, Claude ne peut pas être déjà par là.
Puis c'est Pitres, les écluses sont à voir !
La suite est tout aussi sympa. Je m'arrête à Connelles, me disant que Claude ne devrait pas tarder. Je lézarde une bonne demie-heure au soleil au pied de la jolie petite église.
Puis je continue à remonter la Seine, à la recherche du Glaude. Arrivé à Andé, 2 routes possibles. Je ne prends pas le risque de louper Claude et fait demi tour. Il est midi, je me mets à la recherche d'un coin sympa pour pique niquer.
Je suis à une trentaine de bornes des Andelys ou Claude était censé passer vers 10h30. Il est plus de 13h00 maintenant. On a du se louper. Je prends le chemin du retour, quitte les bords de Seine et retourne vers Rouen par les hauteurs. YES !!! Mon portable sonne ! C'est Claude. Il arrive ! Je retourne sur les bords de Seine et file à sa rencontre. Je roule, roule, roule...Pas trop vite d'ailleurs, j'ai déjà quelques kilomètres au compteur. Moi dont la plus longue sortie cette année n'est que de 116 km...
Pas de Claude...J'essaie de le rappeler mais, oh surprise, c'est une cabine publique que j'appelle. J'apprendrai le soir que notre phacochère solitaire n'a pas de portable...On a du se louper, il a du prendre une voie sur berge que je ne connais pas. Je refais demi tour.

Nous sommes bien en Normandie ! Bord de Seine, falaises et parapente.
Je vous passe les péripéties suivantes, parce que Claude m'a de nouveau appelé d'une cabine et nous n'avons de nouveau pas réussi à nous trouver.
Retour sur Rouen pour moi. J'ai 130 bornes au compteur. Cassé le Francky. Et déçu malgré tout. Tant pis, on se verra ce soir, si Claude arrive à rallier Pavilly comme prévu. Je m'arrête au Mc Machin en banlieue de Rouen faire remplir mon bidon de Cola et engouffrer un sandwich rond américain.
Dring Dring ! Mon téléphone sonne de nouveau !
"Je suis devant la cathédrale de Rouen"
"J'arrive ! Ne bouge pas !"
Et comme de bien entendu, pas de Claude devant la cathédrale...
Par acquis de conscience, je tourne autour et tombe sur mon Glaude qui m'attendait bien sagement assis sur les marches, sur un des côtés de la cathédrale qu'il avait pris pour le devant. Ouf !!! Enfin nous nous sommes trouvés. Il est 18h30...
Un bière plus tard, direction Pavilly.
Oui Claude il y a de bonnes bosses en Seine-Maritime aussi. Il n'y a que le long du Rhône ou de la Seine que ce soit éternellement plat. Tu n'as plus l'habitude...
Douche, apéro, diner, et on parle, on écoute Claude raconter son expédition. Quelle bonne soirée ! Et une rencontre tant attendue et qui n'a pas déçu !
En ce lundi matin, c'est de concert que nous sommes partis, Claude et Fanette vers Rouen puis Honfleur, moi sur mon scoot vers le boulot.
Bonnes Routes Claudio ! Et chapeau l'artiste !
Ah, au fait :
164.45 km
7h58 sur le vélo.
Parti à 08h30 le matin, rentré à Pavilly à 20h00. C'était ma journée de repos...