Un cycliste belge survit à une chute de 80 m dans un ravin
Les sauveteurs le considèrent comme un véritable miraculé. Hier, en Savoie, un cyclotouriste belge de 53 ans a fait une chute de plus de 80 m dans un ravin. Et il s’en est tiré avec seulement quelques blessures légères. L’accident est survenu vers 12h30, sur la route départementale 926. Depuis son lit d’hôpital à Saint-Jean-de-Maurienne, Luc Luthers, originaire de Liège, évoque son impressionnante cabriole, qui s’est bien terminée : « Je me trouvais avec des copains dans la descente du col de la Croix-de-Fer où vont passer les coureurs du Tour de France jeudi.
Je n’allais pas très vite, j’étais prudent. Je pense que j’ai voulu éviter une voiture dans un tournant. Et j’ai pris le rail de sécurité. J’ai basculé et j’ai fait un soleil. J’ai atterri 80 m plus bas. C’est en tout cas ce que les pompiers m’ont dit ensuite car, moi, je n’ai pas vraiment eu le temps de me rendre compte de l’importance de ce ravin. » Le Belge tente de reconstituer son incroyable chute : « J’ai d’abord dévalé au-dessus de rochers. Puis j’ai été miraculeusement stoppé par un petit arbre mort auquel je me suis retenu. Heureusement, car il paraît que 20 m plus bas, il y avait un précipice de 500 m. Je suis resté accroché à l’arbre en attendant les pompiers et les gendarmes. J’ai vraiment eu beaucoup de chance. »
Son vélo, lui, est resté bloqué dans la pente, 10 m au-dessus. « Mais il va beaucoup moins bien que moi. Il est foutu, lui », plaisante le miraculé dont les copains ont immédiatement prévenu les secours. « Un hélicoptère est arrivé et j’ai été hélitreuillé vers l’hôpital de Saint-Jean-de-Maurienne où je ne vois que des anges. Car les infirmières sont très jolies. Je m’en tire avec seulement quelques égratignures, une petite fracture au sternum et un morceau de vertèbre cassé, mais sans aucune conséquence grave. Tout va bien donc », sourit Luc, qui doit rester vingt-quatre heures en observation.
Après une telle histoire, le cyclotouriste a bien conscience d’être un miraculé. « J’aurais pu mourir ou rester dans une chaise roulante. J’étais venu en Savoie pour voir le Tour de France. Hélas, je ne pourrai pas être à La Toussuire ce jeudi pour voir l’arrivée de l’étape. Mais bon, l’essentiel, c’est d’être vivant. Croyez-moi, je vais profiter de la vie maintenant », confie encore Luc Luthers. D’après un pompier, « ce monsieur a eu une chance extraordinaire de s’en tirer vivant. Il avait vraiment une bonne étoile qui veillait sur lui. Ce n’était pas son jour ».
Source : Le Parisien
Et en plus, il a de l'humour !

