Petit tour ces derniers jours :
Grenoble-Nyons-Boffres-Grenoble.
Premier jour : Grenoble Nyons. Première heure difficile, je ne trouve pas mon rythme, puis avec la montée je commence à chauffer, à être bien, j'ai quelques gouttes, mais pas de vraie pluie.
Par contre passé le col du Fau, et jusqu'au col de la Croix haute, j'ai des petites mais nombreuses rincées. Par contre la vue est sublime, sur les terres de Jean Giono, du côté de Clelles et Trémini, on admire les tâches de soleil qui mettent en valeur, tantôt une haie de peuplier, tantôt un arbre solitaire au milieu d'un champ, tantôt la géométrie dessinée par les champs labourés presque noirs au milieu du vert éclatant printanier. Et toujours au fond les sommet bien enneigés avec leurs écharpes de nuages qui les couvrent et les découvrent.
Passé le col de la Croix Haute avec du soleil, de la pluie et du brouillard (parfois les trois à la fois), la neige habille encore les bas-côtés, je bascule dans la vallée du Buëch. Toujours aussi belle, surtout avec la neige qui n'est pas loin, et la récente pluie qui a nettoyé l'air.
Je passe Serres sous la pluie avant de retrouver rapidement le soleil de la vallée de l'Oulle que je ne connaissais pas. Et là je trouve que c'est encore plus beau que le Buëch, des petits vallons tranquilles, des petits champs, les labours fumants de retrouver le soleil après la pluie, j'en oublie de m'alimente et le paye immédiatement. Après 10 minutes de pause à manger un demi paquet de biscuits ça va mieux. Je repars et la vallée change petit à petit pour devenir un canyon torturé, il y a même un petit village perché sur un python rocheux, et enfin j'arrive à Nyons sous une dernière pluie. 175km à 21kmh de moyenne, pas mécontent mais un peu fourbu.
Deuxième jour : Nyons Boffres. Coup de bol il y a peu de vent (rarissime dans la vallée du Rhône). L'ambiance n'est pas la même on est bien dans le
sud (pour un grenoblois). Petites routes, petits villages, je me régale. Colère de me faire arroser d'insecticide par un agriculteur qui traite ses fruitiers en bord de route. Enfin je tombe sur la N7. Je me disais que je pouvais la prendre sur 4km, que ce serait juste désagréable, eh bien non, c'est l'horreur (et pourtant je ne suis pas très sensible à la cohabitation avec les motorisés), je la quitte dès que je peux, quitte à changer de rive. Je découvre d'ailleurs la route qui passe sur l'île au niveau de Saulce-sur-Rhône. Je craignais une ambiance pas très sympa, mais je me trompais : il y a à chaque extrémité de l'île un rétrécissement qui empêche les voitures de se croiser, ce qui doit les faire fuir. La route est large, bordée d'arbres assez hauts (pour les jours où il y a du vent ou du cagnard), le revêtement pas terrible. Sur l'autre rive du Rhône la route n'est pas sympa, mais l'accotement est bien large et je roule bien. Enfin je monte par Toulaud et la Croix Saint André, c'est absolument magnifique ! 120km à 21kmh.
Troisième jour : Retour à Grenoble. C'est une route que je connais bien, ça ne m'empêche pas de ne pas trouver le bon chemin du côté d'Alixan et après Vinay. Pas grave je navigue à vue et retombe sur mes pattes. Je termine la dernière heure en hypoglycémie, je n'ai plus qu'une barre de céréales, je serre les dents, je me sens un peu flottant, heureusement la voie verte des berges ne demande pas beaucoup de concentration. Paradoxalement je roule vite et régulièrement la tête dans le guidon à 28kmh. 120kmh à 23kmh de moyenne.