Jour 1: Bastia - Corte (75 km): Arrivée à Bastia traumatisante: je cherche à aller vers le Sud par la nationale mais celle ci devient rapidement une 4 voies, je sors dès que je peux pour demander aux autochtones comment faire: malheureusement il n'y a pas le choix, les autres routes sont toutes un cul-de-sac (j'aurais du m'en douter vu qu'il y avait des cycliste qui s'entrainaient sur la 4 voies!) ... Je prends mon mal en patience et je continu sur la bande d’arrêt d'urgence de la 4 voies, je vois enfin un panneaux "piste cyclable", je le suis... et je tombe sur une espèce de circuit moto appelé "piste cyclable"... Je reprends donc la maudite 4 voies pour atteindre l'embranchement vers l'intérieur de l'Ile de beauté. Heureusement pour moi c'était un dimanche matin à 8/9h et il n'y avait pas beaucoup de voitures sur cette horrible route. Ensuite paysage plus ou moins désertiques et la montée d'un col avant de descendre sur Corte.
Jour 2: Corte - Ota (81 km): Je fais cap vers la Corse profonde, en montant le Col de Vergio, pas pentu (2/3 %) mais long (une quarantaine de bornes). Passage joli dans une gorge, pour ensuite arriver au lac de Calacuccia et à l'homonyme village, sur un plateau face au Monte Cinto. Malheureusement même en fin septembre la petite route est emprunté par des nombreuses voitures de touristes, caravanes et pire que tout, cars de touristes, et oui la Corse sauvage n'existe plus... Je monte péniblement le Col de Vergio avec vent fort de face pendant toute la montée.. La descente est bien goudronnée mais il faut faire attention aux nombreux cochons, vaches et chèvres qui se baladent en liberté, de toute façon ça vaut le coup de ralentir pour admirer les parois de granite rose. Je prends ensuite la route pour Ota, ou ce qu'il en reste, et ici je paye le prix fort pour être parti en vélo de route: triple crevaison en 1 km. Après une réparation laborieuse à un endroit plein de moustiques, je peux remonter au village de Ota.
Jour 3: Ota - Piana (23 km): J'avais décidé de prendre un jour de repos au milieu du voyage, du coup j'ai visité les calanques de Piana en roulant au pas et en admirant le magnifique paysage. La petite route monte sec parfois, elle est bien goudronnée et interdite aux poids lourds, MAIS, malheureusement les car de touristes d'Europe de l'est (bien plus larges qu'un poids lourd) semblent avoir le droit de l'emprunter et de faucher les cyclistes dans les virages: plusieurs fois j'ai failli me prendre des bus de face, aussi parce que les automobilistes se garent n'importe comment où ils peuvent pour descendre prendre des photos (alors qu'il suffirait de se garer au village et faire 1 ou 2 bornes à pieds).
Jour 4: Piana - Ajaccio (74 km): Je me dirige à Ajaccio par la cote, notable le golfe de Cargèse. Sinon le reste c'est cambrousse jusqu' à Ajaccio.
Jour 5 Ajaccio - Belvedere/Campomoro (65 km, mais 92 en suivant les panneaux corses): Sortie d'Ajaccio super dangereuse, encore un passage obligé par une 4 voies... je quitte la nationale pour la D302 qui monte dans la montagne et passe dans des jolis villages, au moins ici pas de voitures. Je descends dans la vallée et je visite le site préhistorique de Filitosa, sympa, mais il faut du beau temps et c'était pas trop mon cas. Je passe Propriano (si vous suivez la nationale vous tombez sur un morceau très raide qui fait très mal aux cuisses!
Jour 6: Belvedere - Bonifacio (70 km): Je rejoins la nationale et je la prend tout le long jusqu'à Bonifacio, c'est un des derniers jours de septembre, le nombre de voitures diminue exponentiellement de jour en jour. Quelques joli panorama sur le trajet, et bien sûr visite de la citadelle de Bonifacio.
Jour 7: Bonifacio - Porto-Vecchio (30 km): Etape sans intérêt, faite uniquement pour aller prendre le ferry à Porto-Vecchio, que de la plaine en ligne droite.
Voila! (desolé pour la taille des photos mais j'ai pas trop le temps de les réduire, toute façons le film quand il sera prêt décrira mieux le voyage que ce récit^^)
IMPRESSIONS/SUGGESTIONS: Beau périple avec des jolis paysages, naturellement le tout est déconseillé en été, sous peine de mourir de chaud ou être pris en sandwich entre deux camping car. Mais je le déconseille également en septembre, car encore trop de touristes sur l'ile. La meilleure période serait peut-être la première semaine d'octobre, car la "saison" finit net le 30 septembre (tous les ferry de retour affichaient complet ce weekend). Sinon si vous cherchez des endroits sauvages, perso je trouve que la Corse ça n'en est plus un. Autre remarque importante: impressionnante la quantité d'ordures sur les bords des routes, et quand on roule à vélo on a tout ça sous les yeux...


