Toute l'aventure
et la création
de La Confrérie des 650

La petite histoire du 650B    L'Apôtre du 650    La randonneuse    
Création de la Confrérie

La petite histoire du 650B

      Le diamètre des roues de bicyclettes a, de tous temps, alimenté les débats. A la fin du 19ème siècle, en un temps où la standardisation n'avait pas encore imposé de normes, les différents constructeurs adaptaient leurs standards propres, en diamètre et en largeur, en fonction de leurs buts et de leur volonté commerciale.
      Le cyclo-tourisme, ou tourisme à bicyclette, né de la pratique philosophique du Maître à pédaler que fut Paul de Vivie (Vélocio 1853-1930), a toujours donné l'avantage à la petite roue. Grand pédaleur et technicien Vélocio écrit, dès 1892 : "
Au point de vue pratique, la petite roue a, sur la grande roue, les avantages suivants : elle est plus rigide, elle permet de construire plus solidement le cadre de la machine. De plus, une petite roue permet de gravir plus facilement les rampes, étant moins sujette à patiner, puisque l'adhérence au sol est en raison inverse de la longueur du rayon. Tels sont les avantages de la petite roue motrice ". Il est également à noter que les charrettes et autres véhicules hippomobiles étaient équipés par les charrons, de grandes roues en plaines et de petites en montagne.
      Après la Première Guerre mondiale revient la question d'une véritable standardisation. C'est ainsi qu'en 1920, le 650 B et le 700 C sont adoptés comme valeurs standards.
      Dans les années 1930, à la faveur des concours techniques de bicyclettes de cyclo-tourisme, la jante 650 s'impose, plus légère, très tôt fabriquée en dural, mais aussi plus robuste sur les mauvaises chaussées de montagnes qu'empruntent ces épreuves.
      De cette époque, et jusqu'aux années 1960, le 650 équipe non seulement la majorité des bicyclettes de très haut niveau des cyclo-touristes mais également la quasi totalité des machines de ville et de promenade.
      Au fil de la décennie 1970 et avec l'avènement de la société des loisirs et du sport de masse, le marché de la bicyclette explose. Le cyclo-tourisme se modifie et dévie, d'une Activité à la fois physique et philosophique pratiquée par des esthètes passionnés, vers un loisir de plein air.
      Par ailleurs, venu des Etats-Unis au milieu des années 80 et, lui aussi, fruit d'un phénomène de mode et d'une nouvelle volonté de retour vers la nature, le V.T.T. (vélo tout terrain) envahit les jeunes (et moins jeunes) couches de la société en dynamisant fortement le marché du cycle.
      Concurrencé par le 700 C (622 mm de diamètre fond de jante) qui équipe les vélos de course, machine favorite des nouveaux cyclos peu concernés par le voyage à bicyclette, et le 26 pouces (559 mm de diamètre fond de jante) des V.T.T., le 650 B (584 mm de diamètre fond de jante) recule chez les détaillants.
      Moins demandé, car hors de la mode du temps, le 650 B devient, peu à peu, le parent pauvre de l'industrie du cycle mondialisée.
      Motivés par une légitime volonté commerciale de diminuer leurs stocks de pièces détachées, les vélocistes abandonnent cette section et militent même parfois pour en accélérer la disparition.
      En 1995, face à la pénurie de matériel (jantes, pneus) et avec comme but premier la volonté de défendre ce standard, de prendre en charge la survie du 650 B et donc des randonneuses de très haut niveau équipées de cette section, Henri Bosc, aidé par une équipe de cyclo-touristes béarnais, fonde l'association " Confrérie des 650 ".

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L'Apôtre du 650

     Certains lieux, certaines techniques restent définitivement liés dans l'Histoire aux personnages qui les ont habités, créés, développés ou promus : Guernesey et Hugo, Combourg et Chateaubriand, Henry Ford et l'automobile, Denis Papin et sa machine à vapeur. Le 650 B a, lui aussi, son irremplaçable figure de proue, Henri Bosc.
     Véritable vocation que la bicyclette pour ce natif de Montauban, puisqu'il enfourcha sa première machine " sérieuse " dès l'âge de 16 ans pour ne plus en descendre jamais. Aujourd'hui, à 66 ans révolus, il mouline toujours ses 13 à 15 milliers de kilomètres par an avec le même entrain, la même santé et la même bonne humeur qu'en son jeune temps.
     Tout au long de sa vie, la totalité de son temps libre fut englouti pour l'amour du vélo. Il a roulé, beaucoup, et il s'est engagé plus encore dans un bénévolat, cyclo-touriste certes, puisqu'il fut entre autres, Président de la Ligue des Pyrénées, Président de Comité Départemental, qu'il fut encore, Vice-Président de cette F.F.C.T. à laquelle il est encore si viscéralement attaché et même Rédacteur en Chef de la revue fédérale " Cyclotourisme ". Mais son cheval de bataille, le combat de sa vie, ce fut et c'est toujours après cinquante longues années de militantisme, ce standard béni dont il est devenu, puisqu'il n'en fut pas le père, l'inamovible parrain : le 650 B. Lui seul, au plus creux de la vague, a porté le lourd fardeau du prêche pour sa survie, sous les quolibets et les sourires en coin. Il y a gagné le surnom louable d' " Apôtre " dont la teinte mystique illustre bien la rudesse du chemin de croix.
     Inquiet de l'avenir et conscient de la nécessité de fédérer les énergies sixcentcinquantistes, il fut à l'origine de l'idée d'une " Confrérie des 650 " et en demeura Président de 1995 à 2000.
     Sans Henri le teigneux et le convaincu, ce que l'on nomme la modernité aurait fait son ouvre et au nom de la seule loi commerciale, le diamètre 650 B aurait disparu à jamais, enterrant avec lui ses qualités propres et l'enthousiasme de milliers de cyclos. Au-delà de sa parfaite adaptation aux exigences du vélo de voyage, prouvée par l'adoption qu'en ont fait depuis des décennies les plus fortes personnalités du monde cyclo-touriste, et reconnues aujourd'hui par beaucoup de nouveaux cyclos, c'est une très importante part du patrimoine du cycle qui aurait disparue.
     L'homme est un personnage, plaisant et sensible compagnon de route. Il est d'une seule pièce, peut-être un peu " roquet ne lâchant jamais son os ", comme se plaisent à le taquiner ses amis, mais n'est-ce pas une qualité dans son cas, car on ne gagne pas une bataille de cinquante ans sans force de caractère ni de conviction.
     Henri est aujourd'hui Président d'Honneur de La Confrérie des 650, et il est entré, non pas de plain-pied, mais sur ses roues de 650 dans le patrimoine mondial du cyclo-tourisme et demeure le symbole des sixcentcinquantistes qui ne savent que trop ce que l' " Apôtre " représente pour le présent et l'avenir de leur matériel préféré.

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La randonneuse
"Confrérie des 650 - Evolution 2"
Quelques explications techniques

     Alliant la technicité d'aujourd'hui à un concept traditionnel et toujours parfaitement efficace, la randonneuse " Confrérie des 650 - Evolution 2 " concrétise avec succès le projet de ses concepteurs : permettre au plus grand nombre l'accès à une véritable machine de cyclo-tourisme, parfaitement adaptée et équipée.
     L'ensemble de ses composants et accessoires ont été choisis uniquement en fonction de leur rapport qualité/prix à l'exception de toute considération de mode qui n'aurait eu pour effet que de faire grimper le prix sans apporter de véritable " plus " au niveau pratique.
     Dessiné selon les normes actuelles, son cadre, construit en tube de très haut niveau, lui assure une géométrie réellement efficace, à la fois en rendement, stabilité et confort tout en lui offrant une ligne élégante et racée.
     Cette machine est, évidemment, montée en roue de 650 B, diamètre considéré par ses promoteurs comme le mieux adapté à une pratique assidue et motivée de cycliste de loisir.
     Descendante des machines de prestige que furent les productions mondialement connues des artisans constructeurs français de la seconde partie du vingtième siècle (René Herse, Alex Singer, etc.), elle se veut une véritable randonneuse présentant toute la spécificité de ses aînées.
         - Les braquets : un impératif triple plateau allié à une cassette à neuf pignons permettent un étagement précis des développements de 7,18 m à 2,03 m capables de couvrir la quasi totalité des situations cyclistes, de la " bourre " du dimanche matin au franchissement de cols avec trente kilos de charge lors d'un voyage itinérant. Le choix du mode de changement de vitesse, le système " Ergopower ", intégré dans la poignée de frein, répond aux évidentes exigences de sécurité, de facilité et d'agrément.
         - Les roulements : pièces capitales dans la conception d'une bicyclette, ils ont été choisis, eux aussi, en fonction de leurs qualités propres et de leur coût de revient mais dans le catalogue de marques ayant largement fait leurs preuves sur le marché du cycle.
         - L'équipement routier : machine spécifique destinée à rouler sur de longues distances, par tous temps, de jour comme de nuit, la randonneuse est équipée de garde-boue, d'un système d'éclairage halogène et d'un jeu de porte-bagages (standard ou option) lui offrant toutes possibilités et tous types de chargement.
     Présentée et vendue dans un cadre associatif sans précédent, " Evolution 2 " propose à ses acheteurs, en même temps que le plaisir de son utilisation, le contact et le partage de moments privilégiés avec les membres d'une Confrérie dont le but ultime demeure la mise en pratique et la diffusion de véritables valeurs humaines.

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Création de la Confrérie

     Sacerdoce d'un homme et choix de milliers d'autres, le 650 B a vu naître sa Confrérie en avril 1995, dans les bourrasques folles qui, depuis les années soixante dix, balayaient les rangs des sereins sixcentcinquantistes.
     Sous la Présidence de l'irremplaçable Henri Bosc, sa première tâche fut de rassembler les utilisateurs, disséminés aux quatre coins de France, afin de " Défendre le standard 650 B " comme le stipulent les statuts originaux.
     En 1998, sous l'impulsion d'une nouvelle équipe, de nouvelles énergies permirent de mettre en place divers contacts et partenariats avec des firmes industrielles qui devaient rapidement déboucher sur la remise en production des matériels spécifiques 650 B.
     Un an plus tard, l'association se dota d'un magnifique moteur, l' "Opération Chiche ? ", conception et diffusion d'une randonneuse " Confrérie des 650 ", abordable au plus grand nombre et parfaitement équipée qui, comme le souhaitaient ses concepteurs, permit de dynamiser, de rajeunir et de diffuser le concept 650.
     Aujourd'hui, forte de 900 membres, en France et à l'étranger (Etats-Unis, Japon, Canada, Suède, Royaume-Uni, Belgique, Suisse, Russie.), la Confrérie dispose de partenariats solides qui lui permettent d'envisager l'avenir avec sérénité. Le grossiste, engagé avec elle dans la distribution des pièces dont elle co-gère la conception et la fabrication, dispose de stocks assurant aux sixcentcinquantistes présents et futurs un avenir égal à celui des utilisateurs d'autres sections.
     Fermement engagée sur le plan technique et au-delà de celui-ci, La Confrérie des 650 ne perd pas de vue la finalité de la pratique cyclo-touriste qui, selon elle, demeure une Activité, physique certes, mais également et surtout, culturelle et humaine. C'est pourquoi elle affirme mener un double projet : défendre, et aujourd'hui promouvoir, le standard 650 B, et mettre en pratique un véritable comportement philosophique digne de celui qui fut à l'origine de l'Activité cyclo-touriste, Paul de Vivie alias Vélocio.
     En toute humilité et sans prétendre détenir l'unique vérité, La Confrérie des 650 souhaite simplement permettre la réintégration du 650 B dans le débat de l'industrie du cycle afin que chacun puisse choisir sa voie.

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